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Critique d'album

She & Him


Volume 3


(13/05/2013 - Double Six Records - Indie folk - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- I've Got Your Number, Son / 2- Never Wanted Your Love / 3- Baby / 4- I Could've Been Your Girl / 5- Turn To White / 6- Somebody Sweet To Talk To / 7- Something's Haunting You / 8- Together / 9- Hold Me, Thrill Me, Kiss Me / 10- Snow Queen / 11- Sunday Girl / 12- London / 13- Shadow Of Love / 14- (Reprise) I Could've Been Your Girl
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Avec She & Him la pop n'a heureusement jamais dépassé l'âge d'or des Girl Groups"
Pierre D, le 11/09/2013
( mots)

She & Him étaient un homme et une femme. Lui était un talentueux arrangeur et compositeur. Elle était une actrice passable à la voix candide. Sur la foi des beaux yeux de cette dernière, beaucoup achetèrent les disques de She & Him, ne sachant même pas que la demoiselle avait effectivement écrit l'intégralité des chansons originales du duo. Elle avait beau être meilleure auteure/compositrice/chanteuse qu'actrice, personne ne la prenait au sérieux. Comment aurait-on pu ?

Les disques de She & Him et les chansons de Zooey Deschanel ne pouvaient exister que dans un espace et un temps imaginaires. À cet endroit magique, l'horloge pop s'était arrêtée en 1964. il n'y avait pas de mouvement punk et on pouvait jouer le "Sunday Girl" de Blondie à la manière de Buddy Holly. La capsule temporelle Volume 3 était posée à l'âge d'or des Girl Groups où ces filles enchanteresses chantaient des romances phénoménales écrites par des songwriters travaillant souvent en équipe (Goffin/King, Leiber/Stoller...). She & Him amenaient avec eux "Baby" écrit par Ellie Greenwich et George Morton, M. Ward et Zooey Deschanel chantaient à deux là-dessus mais c'était OK parce que l'amour était assez chaste en ce temps pour que le garçon et la fille ne finissent pas mal.
On n'allait pas garder la fureur des garçons sauvages avec leur rock 'n roll qui sentait le stupre et la fornication, avec leur vilaine saturation et leurs hoquets dégoûtants. Non, les sucreries rétro de She & Him, elles sentaient le milk-shake, le chewing-gum et avec elles rien n'était vraiment grave. Au Pays du Soleil Éternel on voulait surtout quelqu'un de gentil à qui parler ("Somebody Sweet To Talk To"). C'était l'âge d'or des Rêves adolescents de la pop pré-Beatles, quand rien n'était vraiment sérieux.

Alors quand Zooey Deschanel et Ben Gibbard (Death Cab For Cutie) se sont séparés, ça a fait du bien à Zooey de composer des chansons qui ne parlaient que de rupture. Mais attention, si les filles n'étaient pas du genre à causer de sexe (c'est tout juste si on voulait s'embrasser sur "Hold Me, Thrill Me, Kiss Me" de Harry Noble), elles chantaient la détresse amoureuse comme personne. Il y avait des violons dramatiques comme chez les Shangri-Las ("I Never Wanted Your Love") parce qu'on savait que les peines de cœur ne duraient pas trop longtemps. On avait donc le droit de s'attarder un peu dessus pour sublimer en douceur easy listening les déceptions amoureuses ("Something's Haunting You"). L'indolence des soirs d'été berçait les filles tristes sur des sons de bossa nova ("Turn To White").
Mais surtout, la pop pouvait venger les filles de ces grossiers garçons ("I Could've Been Your Girl") et le saxophone soul pop exultait ("Together"). Les larmes étaient des rivières, les romances étaient émouvantes et douloureuses. La musique de She & Him n'était pas un pastiche, elle était délicieusement nostalgique d'un cocon où les arpèges adorables de "Snow Queen" chassaient vite la grisaille anglaise ("London").

La musique de She & Him, charmante et désuette, était parfaite en tous points. Elle faisait revivre, sans le regretter, l'âge d'or célébré par le livre Rock Dreams de Guy Pellaert et Nick Cohn. Alors le monde était joie.

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Critique d'album

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