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Critique d'album

Oceans of Slumber


Winter


(04/03/2016 - Century Media - Metal Progressif - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Winter / 2- Devout / 3- Nights in White Satin / 4- Lullaby / 5- Laid To Rest / 6- Suffer the Last Bridge / 7- Good Life / 8- Sunlight / 9- Turpentine / 10- Apologue / 11- How Tall the Trees / 12- ... This Road / 13- Grace
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Oceans of Slumber camoufle à merveille la brutalité de ses riffs dans un enrobage progressif majestueux"
Erwan, le 18/07/2016
( mots)

Oceans of Slumber a beau avoir déjà deux petites sorties à son actif (en 2013 et 2015), leur nouvel album Winter devait logiquement jouer le rôle de pièce maîtresse dans leur jeune carrière. Après avoir tâtonné pour poser son univers, les Texans reviennent avec une production qui avant l’écoute aguiche déjà. Un artwork intéressant, et 13 titres qui s’enchaînent sur une heure avec des durées très variables, de huit minutes à moins de deux minutes. On sent que Oceans of Slumber a voulu travailler son second album, et le résultat est impressionnant.


La première chose qui frappe après avoir écouté Winter est la multitude de genres desquels le groupe s’est inspiré pour composer. Dans un ensemble résolument metal, Oceans of Slumber va chercher des phases presque progressives avant de breaker de façon limite death metal alors que certains refrains rappellent tristement Evanescence et que les phrases lead ont parfois un léger arrière-goût sudiste. Pourtant, rien ici n’est incohérent, tant le groupe impose à toutes ces inspirations, assumées et revendiquées, sa personnalité.


La force de la personnalité de Oceans of Slumber à travers ce Winter décidément hypnotisant réside en partie dans les voix, et particulièrement celle de Cammie Gilbert. La jeune chanteuse est clairement la révélation qu’a amené Oceans of Slumber sur la scène metal, avec une voix pleine d’élégance, de profondeur, qui sait se faire douce tout en gardant de l’assurance et de la présence. Une voix qu’on a envie d’écouter quoi qu’elle nous raconte. Mais une voix qui ne peut pas porter seule tout ce que le groupe veut véhiculer. D’où l’utilisation du pluriel, et l’importance du guitariste Sean Gary dont la seconde voix est la caution scream du groupe et porte les phases death des compositions.


L’importance de ces deux voix est mise en avance d’entrée avec le titre éponyme qui ouvre l’album, "Winter", qui était également le premier single dévoilé par Oceans of Slumber. Plutôt que d’ouvrir sur un morceau un peu plus single, dynamique et simple à appréhender (ce qu’est par exemple "Suffer The Last Bridge" qu’on retrouve un peu plus loin), le quintet nous envoie en pleine face sa pièce maîtresse d’entrée de jeu. Une composition de 8 minutes ambitieuse, qui démarre tranquillement en arpège, et qui prend de l’ampleur au fur et à mesure que le jeu de batterie de Dobber Beverly monte en régime. On sent à l’arrivée des guitares saturées tout le potentiel progressif du groupe. Si la partie en arpèges traîne un peu en longueur, les deux autres tiers du morceau sont un vrai régal.


Winter se poursuit avec "Devout", l’un des titres les plus brutaux de l’album, qui cache derrière le matraquage abrutissant de sa double pédale des lignes solo assez évoluées et encore une fois une seconde partie progressive extraordinaire. "Nights In White Satin", troisième morceau de Winter, dépasse lui aussi les cinq minutes mais n’impose pas le tempo élevé de "Devout" ou la longueur de "Winter". Il est en ça une bonne synthèse de toutes les qualités de Oceans of Slumber, avec en prime un solo lancinant et aérien qui contraste avec la lourdeur du riff. On retrouve grosso modo avec ces trois premier morceaux la construction classique de tous les titres du disque, qui pourtant réserve encore quelques surprises.


Car entre ces titres assez longs et élaborés, Oceans of Slumber propose de petites pastilles de moins de deux minutes qui permette d’aérer un peu l’écoute et de faire démonstration d’autres qualités. La voix de Cammie Gilbert tutoie le divin sur "Lullaby", morceau pratiquement a cappella qui précède l’instrumentale "Laid To Rest" où la guitare acoustique est mise en avant. "How Tall The Trees", en fin d’album, est nettement plus dans l’ambiance que dans la vraie musicalité et laisse à penser que bien agencé, dans un show préparé, ce Winter serait extrêmement intéressant à dérouler entièrement en live.


La fin de Winter réserve encore une autre énorme pièce maîtresse, "… This Road". Un morceau qui démarre comme une ballade piano/voix pour ensuite proposer des chœurs, une nouvelle fois en faisant les montagnes russes entre les breaks death et les envolées atmosphériques. C’est d’ailleurs le piano qui est aussi à l’honneur dans "Grace", dernier titre de l’album, un instrument qui vient compléter avec grâce l’univers sombre et touchant de Oceans of Slumber.


 


Winter parvient à être tout à la fois enrichissant, curieux, dérangeant mais extrêmement addictif. Oceans of Slumber tient là un panel de compositions impressionnantes qui méritent d’être dévoilées dans les plus grandes salles, et nul doute qu’en continuant sur cette voie le groupe va devenir une figure majeure de la scène metal dans les années à venir.

Commentaires
Cocodelsol, le 29/07/2016 à 20:56
Découvert, il y a qlqs mois (par un beau jour de printemps... sur un site de Musique) cet album ne m'a pas laissé indifférente. Votre article apporte un plus intéressant sur le travail du groupe !
Etienne, le 21/07/2016 à 17:57
Effectivement très bel album ! Belle dualité au niveau du chant, beaux arrangements, excellents guitaristes. A recommander ! Avec Enslaved en tournée cet hiver ça peut bien dépoter.
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