↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Moriarty


Gee whiz but this is a lonesome town


(09/10/2007 - Naïve - Folk - Genre : Chanson / Folk)
Produit par

1- Jimmy / 2- Lovelinesse / 3- Private Lily / 4- Motel / 5- Animals can't laugh / 6- (...) / 7- Cottonflower / 8- Whiteman's Ballad / 9- Tangono'ura / 10- Oshkosh Bend / 11- Fireday / 12- Jaywalker (song for Beryl)
Note de 5/5
Vous aussi, notez cet album ! (27 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Un bel album de ballades folk à l'ancienne. Vous entendrez parler de Moriarty!"
Florent, le 10/10/2007
( mots)

Moriarty est une joyeuse troupe familiale (ou presque !) qui offre, depuis quelques années maintenant, des prestations live magiques et qui a d’ailleurs pas mal valdingué entre France et Etats-Unis. Deschamps et Makeieff, les géniaux producteurs de théâtre et de spectacles (entre autres), sont même tombés sous le charme, et ont participé à l’élaboration du premier jet studio du groupe. Cela nous en dit beaucoup sur le caractère vivant et théâtral de leur musique.

En guise de premier album nous voici donc en possession d’un manifeste de folk de cabaret, particulièrement bien réalisé et évoquant des sentiments variés, tout en délicatesse et en beauté. L’histoire de "Jimmy" en guise d’entrée est certainement le morceau le plus beau de l’album de par sa conception quasi-parfaite et son refrain entraînant. On se délecte lentement de cette musique souvent douce, triste et calme. L’harmonica tient une place importante de ci de là tout comme la contrebasse, que l’on retrouve aussi avec le plus grand des plaisirs. Le multi instrumentalisme (prenant toute sa signification en concert) est un vrai bonheur et Moriarty avance tel un funambule sur sa corde, sans jamais tomber.

Un petit côté mystique se dégage du très beau "Loveliness(e)", et tout le long de l’album, on nous conte des histoires, dans un style bien arrangé et parfois un petit peu loufoque. Des petites chansons douces, intimistes et nocturnes sont également de mises ("Private Lilly", "Animals can’t laugh", "Tangono-Ura"). L’ambiance est plutôt mélancolique, terne, voire froide mais le tout est très bien fait, et très bien chanté. La voix de Rosemary fait ainsi penser à Billie Holiday par exemple sur "Motel", sorte de blues dépouillé génial, avec ces petites touches de guitares associées, vibrantes.

Le voyage nocturne se poursuit dans une ambiance celtique, violons de mise et mélange de voix judicieux, sur "Whiteman’s ballad" rappelant quelque peu 16 Horsepower. Les voix savent encore s’entremêler à merveille sur "Oskosh bend". L’harmonica, toujours présent sur les meilleurs morceaux, introduit la septième piste "Cottonflower", triste comme un dimanche pluvieux mais parfaitement interprété. On le retrouve encore sur le formidable dernier morceau de l’album. Le piano, l’harmonica et la voix toujours magnifique s’incorporent dans une ambiance de polar américain des années 50, et on navigue quelque part entre jazz, blues et folk. Superbe.

Ce premier album de Moriarty est donc fort bien réalisé, et met en avant des petites histoires parfois intimistes ainsi que de très beaux morceaux, plutôt tristes, et nous plongent dans une ambiance nocturne apaisante. Il est parfois difficile de ne pas se laisser subjuguer par les sentiments induits tout au long de l’album. Ce <i>Gee whiz, but this is a lonesome town</i> est en fait un disque intemporel (bien qu’à premier abord fortement ancré début XXème siècle), qui met en avant de très belles compositions. En attendant de voir le groupe en live, on se dit que Moriarty apporte un petit quelque chose d’indispensable. Vous savez, ces quelques grammes de finesse… On connaît la suite.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Moriarty


Epitaph


Critique d'album

Moriarty


Fugitives


Album de la semaine

Pearl Jam


Gigaton


"

Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

"
À lire également