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Critique d'album

Mondo Generator


Dead Planet : Sonic Slow Motion Trails


(11/09/2006 - Mother Tongue - Garage Punk - Genre : Rock)
Produit par

1- Like A Bomb / 2- All The Way Down / 3- Sonic Slow Motion Trails / 4- Basket Case / 5- Lie Detector / 6- So High / 7- Life Of Sin / 8- Mental Hell / 9- She Only Owns You / 10- Take Me Away / 11- I Never Sleep / 12- All Systems Go / 13- Paper Thin
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le retour fracassant de l'ex bassiste des Queens of the Stone Age."
Maxime, le 10/10/2006
( mots)

Progéniture abjecte de Lemmy Kilminster, cousin germain de Bon Scott, Nick Oliveri fait partie de cette tribu d’énergumènes tatoués ayant connu tous les excès, se repaissant de chair fraîche et de neige poudrée à chacun de leurs passages, ravageant les bars et les backstage qui ont le malheur de passer à leur portée, écumant sans fin l’asphalte afin de beugler leur attachement sans limite à une existence qui ne peut s’achever que dans une flaque de sang , de vomi ou de quelque autre liquide corporel vicié par les substances toxiques. Oui, Sex, Drug and Rock’n’Roll dans ce que l’expression peut avoir de plus galvaudé et de cliché. Mais chaque livraison de ces guerriers du rock constitue une nouvelle déclaration d’amour sincère et absolue à ce mode de vie. Qu’il s’époumone dans les Queens of the Stone Age, les Desert Sessions, les Dwarves ou ailleurs, le bassiste barbu s’est toujours employé à célébrer les nuits éthyliques les plus ragoûtantes, les histoires de cul les plus glauques, les concerts les plus minables lors de petits brûlots garage punk minimalistes absolument jouissifs. La modestie de l’entreprise ne doit pas en occulter la franche réussite.

Mondo Generator (le nom provient d’un titre de Kyuss, lorsqu’Oliveri en était encore membre) voit le jour autour de 1997, alors qu’en parallèle se met sur place les Queens of the Stone Age qui s’appellent encore Gamma Ray. Il s’agit au départ d’une jam entre potes défoncés braillant à l’unisson des cochonneries au son d’un punk sauvage et débraillé. Le résultat, très inégal et décousu, parait en 2000 sous le titre Cocaine Rodeo. Oliveri décide de partir de ce brouillon pour en faire une entité à part entière, une nébuleuse ouverte aux collaborations diverses dont il reste le centre de gravité (fidèle en cela à la tradition de la troupe QOTSA). Mondo Generator sera son bébé à lui, son petit temple dédié à la musique qu’il aime tant, et il n’aura cesse d’y revenir dès que le besoin s'en fait sentir. Tandis que les Queens explosent, Mondo Generator sort en 2003 son album le plus abouti, A Drug Problem That Never Existed (un clin d’œil aux cyniques critiquant son hygiène de vie). Puis Oliveri entame une tournée acoustique en solo, se fait virer des QOTSA, collabore à droite à gauche. Il était prévisible que Mondo Generator repointe son nez un jour ou l’autre.

Destiné à être enregistré par un autre line-up, prévu pour sortir sur le label d’Oliveri (Tornado Records) pour finalement être édité sur Mother Tongue plus tard que prévu, cette troisième livraison a elle aussi connu une gestation chaotique. Dans les faits, ce Dead Planet : SonicSlowMotionTrails est tel qu’on l’attendait : le cri déchirant et vibrant d’un animal mis à mort 15 fois, ressuscité 18, hurlant à la lune qu’il est toujours en vie et qu’il faudra compter avec lui. Non, son éviction des QOTSA n’a pas tué le bonhomme. Braillard comme pas deux, il fait hurler les sirènes et annonce d’emblée la couleur ("Like A Bomb"). On fera les choses à sa manière. Ça sera sanglant, brutal et méchant. La main droite serrant une bouteille de whisky, la gauche malaxant la poitrine d’une groupie défoncée, le nez dans la coke, Oliveri envoie ses coups de boule sonores à la face du monde avec rage et entrain. Riffs minimalistes et tranchés dans le lard, voix éructant à tout bout de champ, rythmique impitoyable, on est ici dans ce rock épuré et puissant qui fait le succès des Danko Jones et autres Turbonegro, les norvégiens allumés étant de véritables légendes vivantes dans le domaine.

La plupart des titres qui défilent sont construits sur le même prototype, seul le rythme et les slogans changent, et au fond on s’en moque tant l’énergie déployée prime sur la forme. Quelques variations demeurent : Oliveri calmant le jeu au couplet pour hurler dans les chœurs ("Sonic Slow Motion Trails"), batterie hachée piétinant la gadoue son ancien partenaire de jeu ("Lie Detector"), rodéo dépareillé en forme de profession de foi ("Life of Sin"), dead notes percussives et acérées ("Mental Hell"), intermède acoustique de bon acabit ("Take Me Away"), le tout défile avec ardeur et plaisir même si l’ensemble se montre un brin redondant (les disques de ce genre ne devraient pas excéder 35 minutes). Il faut malgré tout reconnaître que l’ensemble reste moins réussi que le précédent, A Drug Problem… disposant d’un line-up plus restreint (Dave Catching à la guitare, Brand Bjork la batterie, Molly McGuire la basse), d’une production plus percutante, de thèmes mieux défrichés et de compos plus abouties. La cohorte de musiciens collaborant à ce disque (voir l’encart le groupe) expliquant peut-être cela. On ne comprend pas non plus pourquoi la galette comprend d’anciens titres ("So High", "Paper Thin") à peine retouchés et plus convaincants dans leur version originale.

Cependant, il va de soi que la sortie d’un nouvel album de Nick Oliveri (même si les Mondo Generator sont ici explicitement relégués au second plan) reste un évènement on ne peut plus savoureux, surtout lorsqu’on demeure attristé par son départ de Queens of the Stone Age. Rien n’empêche d’ailleurs de retrancher deux-trois titres de Lullabies to Paralyze pour y substituer quelques compos qu’on piochera ici, histoire de composer son quatrième album des QOTSA personnel (petit plaisir de fan qu’on nous pardonnera). En tout cas, voilà démontré que si Nick Oliveri n’a toujours pas gagné sa place au paradis, il a décidément mérité son trône en enfer. Et on l’aime pour ça. Hell Yeah !

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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