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Critique d'album

Japandroids


Celebration Rock


(12/06/2012 - Polyvinyl Record - Garage / punk / noise - Genre : Rock)
Produit par

1- The Nights Of Wine And Roses / 2- Fire's Highway / 3- Evil's Sway / 4- For The Love Of Ivy / 5- Adrenaline Nightshift / 6- Younger Us / 7- The House That Heaven Built / 8- Continuous Thunder
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Deuxième déflagration en provenance de Vancouver : de la jouissance à l'état pur"
Nicolas, le 28/08/2012
( mots)

Si vous lisez un tant soit peu la presse spécialisée ou si vous écoutez quelques radios qui ne rechignent pas trop à passer du rock (et elles sont rares), vous n’avez pas pu les manquer. De Dunkerque à Melbourne, on ne parle que d’eux, de leur punk attitude et de leur boulimie de bruit et de fureur. Japandroids vient de pondre un deuxième album qui a reçu partout sur la planète un accueil plus qu’enthousiaste. A raison.

Ces natifs de Vancouver prouvent qu’on peut avoir le sang chaud dans cette ville aussi pluvieuse et froide que sa voisine Seattle, même si, par un curieux transfert énergétique, leur rock enfiévré évoque plutôt la perfide Albion que l’Oncle Sam. On retrouve en effet chez eux le mordant et la fougue des Clash, l’attrait pour les décibels anarchiques des Jesus and Mary Chain ou encore la morgue glandeuse et hédoniste d’Oasis. Marrant que les médias aient autant loué les Vaccines l’an dernier quand on se rend compte que les Japandroids font autrement mieux, sur tous les tableaux et grosso modo dans le même style. Alors que l’idée de Brian King et de David Prowse était de sortir un album éclair et de splitter aussi sec derrière, écoeurés qu’ils étaient devant la difficulté de percer au Canada, c’est le phénomène inverse qui s’est produit alors que le nihiliste Post-Nothing se taillait un joli succès dans les circuits indés. L’état d’esprit de ces survivants, aujourd’hui, n’est plus vraiment le même : place au rock n’ roll festif, terme tellement galvaudé en France qu’on aurait tendance à en rire jaune. Bah oui ma bonne dame, en France, comme on ne sait pas faire de rock digne de ce nom, on fait dans la déconne ska ou l’électro-rock bordelique (on ne citera pas de noms, mais on les connaît tous). Ici, le qualificatif festif reprend tout son sens : on fait pêter les feux d’artifice (en début et en fin d’album), on braille à tue-tête des slogans joyeux, on ahane des "oh oh oh" à s’en faire claquer les cordes vocales, et on enrobe le tout avec une batterie allumée et des guitares gueuleuses. Celebration Rock, un nom qui veut tout dire.

Et de fait, voilà un disque qui secoue sérieusement, débordant d’énergie punk et de rock noisy décomplexé, mais confirmant surtout un duo impeccable en terme d’attitude. Il y a dans ce garage plus de mordant et d’envie que les Strokes n’en auront jamais. Le deuxième album des androïdes japonais nous envoie en pleine face huit chapelets de bombes expédiées en à peine plus de 35 minutes. Ca joue fort, décomplexé, avec les tripes et avec le coeur. Aucun temps mort n’est à déplorer, et l’on aura de cesse de se repasser régulièrement ces morceaux regorgeant d’énergie juvénile explosive ("The Nights of Wine and Roses"), aux tempos joyeusement débridés ("Fire's Highway") ou qui ressuscitent les vieux punk-rockeurs de la grande époque ("For the Love of Ivy", reprise dévoyée du Gun Club). Ailleurs, on reste estomaqué devant l’ire de guitares puissantes et mélodieuses ("Evil's Sway"), aussi accrocheuses que rebelles ("Adrenaline Nightshift") et qui offrent au post-shoegaze son plus bel écrin ("Younger Us", tout en adrénaline, ou "Continuous Thunder", plus posé et démonstratif). Mais c’est encore "The House That Heaven Built" qui casse tout sur son passage, réunissant en son sein une vraie chanson de jeunesse hurleuse constellée de choeurs naïfs au son d’une batterie redoutable. Damn It, ça, c’est du rock n’ roll !

Il ne manque franchement pas grand chose aux Japandroids pour aller encore plus loin. Le principal tort que l’on pourrait reprocher à ce disque serait son inconstance en terme de mélodies. Difficile de chanter à tue-tête les trois pauvres notes constituant le chant de "The Nights of Wine and Roses" ou de "Evil's Sway" sans effectuer un sérieux effort d’appropriation, acte d’autant plus dommageable qu’en terme de six-cordes, les partitions s’avèrent largement acceptables. Moyennant quoi on se tient là devant un album haletant, jouissif et foutrement sympathique, un putain d'album de rock à côté duquel il serait dommage de passer. Et pour goûter au phénomène en live, il faudra patienter jusqu’au premier novembre au Pitchfork Music Festival de La Villette. Compte tenu de la morosité ambiante, il serait dommage de les manquer.

 

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