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Critique d'album

James Delleck


Le cri du papillon


(27/08/2007 - Tôt ou tard - Rap - Genre : Autres)
Produit par

1- Chrysalide / 2- Chaman / 3- Le profil psychologique / 4- Le réverbère / 5- Gérard de Roubaix / 6- L'amour / 7- L'étranger / 8- 15 ans / 9- La carotte sauvage / 10- Le titty twister / 11- Sonate pour une gouttelette / 12- Personne / 13- Ainsi soit-il / 14- J'ai appris
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Premier album solo d’un des talents de la scène hip-hop française alternative."
Louis, le 26/09/2007
( mots)

Le succès des groupes phares du rap français qu’étaient IAM et NTM au début des années 90, n’a pas forcément fait que du bien à leurs successeurs. Imiter le voisin américain, souci du bling bling, samples insipides… le hip-hop qui tenait le haut du pavé avant le revival rock de ces dernières années, a tout fait pour s’en prendre plein la tronche. Tandis que les têtes d’affiches continuaient à saboter ce qui restait de positif et à s’enfoncer dans une caricature toujours plus navrante. Des groupes issus de collectifs formés dans les années 90 s’attachaient à travailler à un rap purifié de ses artifices et à la pointe des nouvelles tendances electro. S’ils renient cette appellation, c’est bien à un hip-hop alternatif que ces groupes oeuvrent. Textes décalés et expérimentations musicales, les protégent du formatage qu’opèrent les radios à l’époque. Dans un milieu où les collaborations et les featurings font partie intégrante du genre, ces artistes participent à différents collectifs. Souvent potes entre eux (qu’on est loin des clashs entre guignols orchestrés par les maisons de disques) on les retrouve d’un projet à l’autre où se faisant un nom ils pourront tenter l’aventure d’un projet solo.

Certes James Delleck fait office d’inconnu à coté de noms comme Teki Latex, membre des TTC ou Fuzati seul membre de son Klub des Loosers. Mais il a participé aux projets les plus marquants de cette scène underground : membre de L’Atelier avec Fuzati, Teki Latex ou Cyanure d’ATK, fondateur avec Le Jouage de Gravité Zéro. Si le succès critique est au rendez-vous, le succès public viendra avec le Klub des 7 sorti en 2006 où il retrouvera entre autres Fuzati et Gérard Baste des Svinkels. Si sa poésie authentique avait déjà transpirée de ces différents projets ou de son "presque album" Acouphène sorti en 2002, c'est cet été qu'il livre son premier album solo. Ce Cri du Papillon sort chez Tôt ou tard label étiqueté chanson française avec des artistes comme Vincent Delerm ou Jeanne Cherhal. Reconnaissance pour un auteur-compositeur-interprête au même titre que Oxmo Puccimo qui signait chez Blue Note spécialisé dans le Jazz. James Delleck qui n’hésitait pas à parler en 2002 d’un "marché du rap français saturé par la merde", voit là l’occasion de sortir ce mouvement de son relatif anonymat.

Plus proche du spleen versaillais d’un Fuzati que des soirées porn-éthyliques de TTC, Delleck s’éloigne du trip humoristique de ces anciens collègues. Les jeux de mots laissent place à une écriture à la plume souvent acide, parfois déchirante mais toujours travaillée. N’hésitant pas à user de la première personne, il campe un réverbère ou nous décrit les derniers instants de sa vie de gouttelette. Qu’il soit beauf millionnaire du loto ("Gérard de Roubaix" où l’on a du mal à ne pas penser au Dieu Gérard Baste des Svinkels) ou enfant délaissé dans "15 ans", les mots sonnent justes et l’on pardonnera plus facilement les quelques gadgets superflus. Un nom résonne aux oreilles des fans du genre et de la nouvelle scène electro française : DJ Detect qui est de toutes les aventures de ce rap alternatif. Sa présence derrière les platines assure aux titres une ambiance propre à chacun, des beats agressifs de "Titty-Twister" aux basses industrielles de l’instrumental "Chrysalide". DJ Detect nous démontre encore avec "La carotte sauvage" qu’il est au même titre que DJ Pone au firmament des dj’s français.

Peut-être meilleur album de rap français de l’année, Le Cri du Papillon ne doit pas être ignoré par les amateurs d’autres genres. Prenant son temps, James Delleck a mûri son premier album et coté production on est loin du coté cheap entre potes du Buffet des anciens élèves de L’atelier. Arrivé à la conclusion on finirait bien par un "James Delleck ouvre ses ailes", mais la faute de goût n’est pas loin complexé qu’on est par la plume du monsieur. On le lui souhaitera simplement.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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