↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Iron Maiden


Iron Maiden


(14/04/1980 - EMI - New Wave of British Heavy Meta - Genre : Hard / Métal)
Produit par Will Malone

1- Prowler / 2- Sanctuary / 3- Remember Tomorrow / 4- Running Free / 5- Phantom of the Opera / 6- Transylvania / 7- Strange World / 8- Charlotte the Harlot / 9- Iron Maiden
Note de 5/5
Vous aussi, notez cet album ! (26 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 5.0/5 pour cet album
"Culte, légendaire, éternel !"
Alexandre, le 14/09/2020
( mots)

Cela fait déjà 40 ans (oui 40 ans) qu’Iron Maiden a sorti son premier album ! Iron Maiden… Sommes-nous vraiment obligés de présenter ce groupe, figure emblématique du heavy metal britannique des années 1980 ?


Formé à Londres en 1975 par Steve Harris, principal compositeur et bassiste génial, il met quelques années avant de stabiliser une formation qui connut de nombreux changements, certains membres jugeant les compositions trop complexes et sophistiquées ! Il finit par s’entourer de Dave Murray et de Denis Stratton aux guitares, Clive Burr à la batterie tandis que le chant est assuré par le sulfureux mais non moins fantastique Paul Di Anno. 


Outre ce quintet très talentueux, il y a le nom du groupe qui renvoie à ce terrifiant instrument de torture médiéval qui suscita bien des fantasmes (des doutes subsistent quant à sa réelle existence) : les victimes étaient enfermées dans une « vierge de fer », une sorte cercueil qui a l’apparence d’une statue, dont les parois intérieures sont couvertes de piques acérées ! 


Et enfin, comment ne pas évoquer cette pochette, mythique elle aussi, qui vous donne des cauchemars lorsque vous tombez nez à nez avec Eddie the ‘Ead, alors que vous aviez tout juste 10 ou 11 ans ? Eddie, que l’on doit à l’illustrateur Derek Riggs, est rapidement devenu la mascotte et l’emblème du groupe, certains le considérant même comme un 6e membre ! Incontestablement, la présence de cette créature cauchemardesque y fut pour beaucoup dans le succès du groupe, notamment dans la vente de tous les produits dérivés du groupe (t-shirt, figurines, posters, jeux vidéos…). 


L’émergence d’Iron Maiden est concomitante à celle du thatchérisme, cette politique économique et sociale  ultralibérale menée par Margareth Thatcher, Premier ministre britannique de 1979 à 1990. Cette dernière apparaît à deux reprises sur des singles précédent la sorti du premier album. Tout d’abord, sur la pochette de Sanctuary qui représente Eddie qui vient de poignarder une policière ressemblant étrangement à Thatcher alors qu’elle était en train d’arracher une affiche du groupe. Thatcher prendra sa revanche sur le single suivant, Women in Uniform mettant en scène Eddie entouré de jeunes femmes (des groupies ?) sur le point de se faire interpeler ou exécuter par une ‘’femme en uniforme’’ armée d’un fusil d’assaut. On peut d’ailleurs établir un parallèle entre le nom du groupe et Iron Lady, le surnom attribuée à Thatcher, ‘’la Dame de Fer’’ en référence à sa réputation intransigeante dans les négociations.   


Nous n’allons pas tourner autour du pot… cet album culte et légendaire va lancer le groupe sur les sentiers de la gloire ! 


Musicalement parlant, la période Di Anno, c’est-à-dire les deux premiers albums, se caractérise par un heavy metal au son tranchant et aux mélodies harmonisés, extrêmement soignées, ces fameuses twinguitars qui deviendront rapidement la marque de fabrique de la Vierge de Fer, le tout légèrement teinté de punk, courant musical en vogue dans les années 1970. Cette touche punk, que l’on doit au chant de Paul Di Anno, issu de cette scène, apporte une agressivité certaine pour l'époque. Elle est particulièrement visible, ou plutôt audible, sur des titres comme ‘’Sanctuary’’ ou ‘’Charlot the Harlot’’ avec des riffs de guitare assez primitifs qui rappelleraient presque les Sex Pistols. On peut aussi apprécier la voix rocailleuse et éraillée de Di Anno sur  ‘’Prowler’’. 


Toutefois, réduire Paul Di Anno à un vulgaire chanteur punk serait une insulte à son immense talent. Il sait également faire preuve d’une justesse et d’une délicatesse assez incroyable sur des passages plus posés comme les couplets de ‘’Remember Tomorrow’’, le pont arpégé de ‘’Charlot the Harlot’’ où sa voix devient presque sensuelle ou encore sur la magnifique balade ‘’Strange World’’, l’une des très rares composées à ce jour par le groupe, qui rivalise sans problème avec celles de Scorpions


‘’Charlot the Harlot’’ est l’une des rares chansons grivoises avec des paroles assez crues et sexuelles racontant l’histoire de Charlot, une prostituée qui aurait exercé ses talents dans le quartier de Dave Murray. Charlot fera l’objet de trois autres chansons : ‘’22 Acacia Avenue’’, ‘’Hooks in You’’ et ‘’From Here to Eternity’’. Elle fait figure d’exception dans la discographie du groupe, davantage enclin à traiter de thème plus sérieux tels que l’Histoire, les classiques de la Littérature ou encore la guerre et la religion. 


Pierre angulaire de la New Wave of British Heavy Metal (NWOBHM pour les initiés), ce premier album pose aussi les bases d’un heavy speed comme le prouve ces changements de tempo parfaitement maîtrisés (‘’Prowler’’, ‘’Remember Tomorrow’’, ‘’Phantom of the Opera’’, ‘’Transylvania’’) lors desquels Clive Burr réalise un travail assez phénoménal ! 


Sur ce premier opus, la plupart des titres sont assez courts, seulement deux qui dépassent les 5 minutes (le groupe entamera son virage prog plus tard) permettant ainsi d’avoir des compositions très directes et ultra efficaces à l’image de ‘’Running Free’’, un modèle de composition taillée pour la scènes, ou le titre éponyme, qui deviennent immédiatement deux classiques, même si, personnellement, cette dernière est une des compositions les moins inspirées sur l’ensemble de la discographie du groupe… 


Avant de conclure, il serait impensable de passer à côté du chef d’œuvre qu'est ‘’Phantom of the Opera’’ à tout point de vue. Il s’agit de la première chanson du groupe faisant référence à la littérature, avec, dans le cas présent, un hommage au roman fantastique de Gaston Leroux. Steve Harris démontre ici toute l’étendue de son talent de compositeur. Les variations rythmiques sont d’une efficacité redoutable. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire une fresque épique : une introduction endiablée au rythme infernal, un pont plus calme avant d’enchaîner sur une longue section instrumentale qui fait la part belle aux interventions de guitare signées Dave Murray avec un premier solo planant et aérien aux ambiances orientales qui s’estompe soudainement. Puis le morceau s’emballe à nouveau, sous l’impulsion d’arpèges harmonisée renforcés par une basse très présente, elle aussi  arpégée. La dernière partie de cet intermède musical débouche sur l’alternance d’une rythmique galopante, très entraînante, et de mélodies harmonisées de la plus belle des manières. Ce passage illustre à la perfection l’essence musicale maidenienne, qui influencera nombre de formations à l’instar d’un White Wizzard qui délivre une variante du Fantôme de l’Opéra avec le titre ‘’Forging the Steel’’. 


Iron Maiden frappe un grand coup pour son premier album qui frise avec la perfection. Il marque à la fois le début d’une carrière immense, toujours en cours, et le début de la NWOBHM, courant musical qui va s’étendre jusqu’à la seconde moitié des années 1980.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Iron Maiden


The Book of Souls


Critique d'album

Iron Maiden


Powerslave


Album de la semaine
À lire également