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Critique d'album

UFO


No Heavy Petting


(00/05/1976 - Chrysalis - Hard-Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Leo Lyons

Note de 5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le point faible de l'ère Schenker"
François, le 07/02/2026
( mots)

Avec l’arrivée de Michael Schenker, UFO est passé de la catégorie de formation Heavy psychédélique de second plan du début des 70s, à celle de groupe parmi les plus en vue de la deuxième génération du hard-rock britannique. Coup sur coup, Phenomenon (1974) puis Force It (1975) avaient assis la réputation d’UFO, si bien que pour tous – et pour toujours – l’ère Schenker apparaîtrait comme un âge d’or fait d’excellents albums plus ou moins cultes.


Sauf que…


Sauf qu’en 1976 paraît No Heavy Petting. Et loin d’être une sortie honteuse, l’album manque pourtant d’arguments pour figurer au panthéon de la discographie d’UFO. Est-ce la faute aux claviers de Danny Peyronel, dont le statut de membre du groupe est devenu définitif ? En partie, si l’on pense à la ballade sirupeuse "Belladonna", mais son côté kitsch n’est pas seulement dû aux sonorités des claviers, car les arpèges et les lignes de chant sont d’une égale mièvrerie. Cela est d’autant plus regrettable que dans ce registre, UFO parvient à être beaucoup plus convaincant en refermant l’album sur un élégant "Martian Landscape" – qui n’est pas non plus sans défaut (dont un pré-refrain cadencé qui laisse perplexe).


Mais parmi les écueils qui affaiblissent la portée de cet opus, le principal est la volonté de rapprochement d’une forme de soft rock américanisée, une direction qui exige un bien mauvais usage des claviers, que ce soit sur "Highway Lady", "A Fool in Love" ou "I'm a Loser", fort heureusement relevés par les prestations solistes incroyables du virtuose allemand.


Pourtant, le riff simple et - ô combien - évident de "Natural Thing" ouvre l’album sur une note enthousiasmante, légèrement hard rock’n’roll mais efficace, que prolonge le rouleau compresseur "Can You Roll Her", sorte d’ "Anyone’s Daughter" survolté, avec des claviers remplissant parfaitement leur office. L’incisif "Reasons Love" est hélas un peu trop répétitif à force de martèlement, le groupe ayant fait bien mieux dans ce registre, et il est dommage de devoir attendre le solo pour qu’il connaisse enfin un rebondissement. Il en va de même pour le mid-tempo "On with the Action", qui est avant tout mémorable pour être gorgé de belles lignes de six-cordes et d’un chorus d’une mélodicité incroyable. Définitivement, c’est bien Michael Schenker qui sauve cet opus après avoir fait rebondir la carrière du groupe.


Quelques titres de No Heavy Petting parviendront à faire leur place dans les setlists d'UFO, mais cette reconnaissance du groupe comme d’une partie du public ne changeront rien à notre conclusion : il s’agit bien là du point faible de l'ère Schenker.


À écouter : "Natural Thing", "Can You Roll Her", "On with the Action"

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