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Critique d'album

Fair To Midland


Arrows and Anchors


(11/07/2011 - E1 Music - Heavy prog barré - Genre : Rock)
Produit par

1- Heavens to Murgatroyd / 2- Whiskey & Ritalin / 3- Musical Chairs / 4- Uh-Oh / 5- Amarillo Sleeps on My Pillow / 6- A Loophole in Limbo / 7- Typhoid Mary Sends Her Best / 8- Short-Haired Tornado / 9- The Upset at Bailey Bridge / 10- Rikki Tikki Tavi / 11- Golden Parachutes / 12- Bright Bulbs & Sharp Tools / 13- Coppertank Island / 14- Three Foolproof Ways to Buy the Farm / 15- The Greener Grass
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le rock progressif américain s'est trouvé un nouveau champion"
Nicolas, le 08/08/2011
( mots)

On parle assez fréquemment du rock progressif européen, et on en oublie que les Etats Unis ont vu naître depuis quelques années une tendance prog on ne peut plus intéressante. Nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer dredg en ces pages, exemple le plus représentatif de combo alternatif à haute affinité progressive, mais nous ne vous avions pas encore parlé des texans de Fair To Midland. Probablement parce que la discographie des cinq hommes n'avait pas encore réellement marqué les esprits... sauf que ce quatrième album studio risque de passablement changer la donne.

Difficile, très difficile de catégoriser les Fair To Midland. Taxés de metal alternatif ou de metal prog, la tendance du groupe a néanmoins été d'équarrir petit à petit ses penchants violents pour privilégier de plus en plus la mélodie et le chant clair et enflammé de Darroh Sudderth. Avec une voix comme celle-ci, capable d'aller du grawl le plus terrifiant aux aigus les plus inaccessibles, le groupe avait eu tendance par le passé à se disperser entre expérimentations bizarroïdes (The Carbon Copy Silver Lining) et textures mélodiques un peu trop alambiquées (Fables From A Mayfly). Arrows And Anchors déboule donc avec de grandes aspirations, celles de confirmer un talent qui ne demande qu'à être canalisé. Mission en très grande partie accomplie.

Le quintette a pris le parti de réaliser un album très varié, puissant et compact, aidé en cela par l'excellente production de Joe Barresi (l'un des faiseurs de son des Queens Of The Stone Age et des Melvins, mais aussi, sur un plan plus progressif, des Coheed And Cambria et de The Butterfly Effect), tout en ménageant quelques respirations par le biais d'intermèdes instrumentaux apaisés. La formule est d'emblée efficace et permet de ne pas étouffer l'auditeur sous un trop plein d'effets sonores comme c'était le cas par le passé. La mise en bouche est percutante au possible, "Whiskey & Ritalin" mariant sans aucune gêne une rythmique thrash dans la grande tradition 80's à un chant étonnamment retenu, tandis que "Musical Chairs" tricote sa mélodie lyrique sur des lignes de basses éminemment improbables. Et c'est cela qui fait tout le sel de Fair To Midland : ce brassage de sons et d'ambiances toujours utilisé à bon escient, comme la curieuse incartade folk - metal de "Amarillo Sleeps On My Pillow", cet alternance de banjo-violon et de guitare pachydermique apparemment contre nature mais semblant ici complètement évidente. Plus loin, "Rikki Tikki Tavi" pousse le mauvais goût apparent jusqu'à juxtaposer des vociférations gutturales tribales dignes d'un hakka maori à des lignes vocales champêtres, et le pire est qu'on se laisse facilement prendre au jeu.

Le groupe excelle par ailleurs dans les mises en compression asphyxiantes qui débouchent sur des envolées proprement libératoires ("Golden Parachutes") et offre une place privilégiée au claviériste Matt Langley, dont le travail sur les sonorités parvient à rendre digeste tout ce capharnaüm. A ce titre, "A Loophole In Limbo" paraît presque planant malgré la lourdeur de ses cordes, et l'homme permet même à son groupe d'accoucher de l'un de ses meilleurs morceaux, "Bright Bulbs & Sharp Tools", dont le groove lancinant du couplet se retrouve mis sur orbite par les arpèges électroniques du refrain. Ailleurs, Fair To Midland nous offre des pièces dans la pure continuité de Fables From A Mayfly ("Uh Oh", "Short Haired Tornado") et se permet une digression progressive étonnante en alliant les rares élans épiques de Green Day avec les flammes mélancoliques de Pure Reason Revolution ("The Greener Grass"). Même le morceau bonus, "Pour The Coal To 'Her", arriverait à convaincre le plus difficile des mélomanes avides de percussion.

Au fait, ne vous attardez pas trop sur les textes que d'aucuns jugeront tout bonnement incompréhensibles : le groupe est passé maître dans l'art de manier les métaphores énigmatiques et les faux-sens cachés en pagaille, à tel point que des forums internets anglophones se sont montés pour tenter de déchiffrer les élucubrations de Darroh Sudderth. Preuve en est que les Fair To Midland ne revendiquent certainement pas une place sous le soleil du mainstream... mais dans leur domaine, et plus encore avec cet album particulièrement réussi, ils sont en passe de marquer leur époque. Alors que dredg a malheureusement planté sa collaboration avec Dan The Automator, Fair To Midland, avec Arrows And Anchors, s'est enfin trouvé une carte de visite digne de son talent. En attendant une première incursion en France ? Qui sait...

 

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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