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Critique d'album

Eloy


The Vision, The Sword and the Pyre Part 1


(25/08/2017 - Artist Station Records - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Frank Bornemann

1- The Age of the Hundred Year's War / 2- Domremy on the 6th of January 1412 / 3- Early Signs ... From a Longed for Miracle / 4- Autumn 1428 at Home / 5- The Call / 6- Vaucouleurs / 7- The Ride by Night ... Towards the Predestined Fate / 8- Chinon / 9- The Prophecy / 10- The Sword / 11- Orléans / 12- Les Tourelles / 13- Why ?
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Une oeuvre monumentale sur Jeanne d'Arc ramenant Eloy à son plus haut niveau. "
François, le 01/07/2019
( mots)

L’idée lui trottait dans la tête depuis plusieurs décennies, et Bornemann a fini par lui donner une forme. The Vision, The Sword and the Pyre est l’album d’Eloy sur le thème de Jeanne d’Arc tant annoncé. Depuis les cloches de Notre-Dame sur The Power and the Passion (à réécouter en ayant en tête les événements récents), jusqu’aux deux pièces ayant pour thème la pucelle d’Orléans sur Destination et The Tides Return Forever, le Moyen-Age français était une thématique récurrente. Au regard de la qualité de ces deux titres (surtout à l’écoute de "Jeanne d’Arc" plutôt raté), on pouvait s’inquiéter sur ce nouveau concept-album entièrement dédié à la bergère de Domrémy, qui, de plus, n’en constitue que la première partie. En effet, on suit Jeanne depuis sa vision jusqu’à la libération d’Orléans, laissant la fin de la vie de l’héroïne en suspend pour un second opus prévu en août 2019. 


La statue de Chinon en illustration, le bleu, couleur hyperdulique mais également représentative du groupe, permettent à l’auditeur de s’imprégner de la thématique avant même toute écoute. Et c’est surement le point fort de l’album : sa capacité à entraîner le public dans son histoire. 


Bornemann a une certaine capacité à écrire des concept-albums, il en fait une structure classique pour de nombreux albums d’Eloy. Mais dans ce nouvel opus, le côté immersif est particulièrement travaillé. Cela passe par de nombreux passages narrés (en introduction, "The Call"), par une voie féminine incarnant Jeanne d’Arc, par le choix des titres qui renvoient aux épisodes marquants de cette histoire ("Orléans", "Chinon" …). La présence de nombreux personnages et de chœurs a nécessité la présence de nombreux invités. 


Cela est également renforcé par l’ajout de sonorités médiévales dans les lignes mélodiques comme dans les instruments (flûte, imitation de dulcimer …). Un titre est particulièrement représentatif de cette dimension puisqu’il condense tous ces aspects, l’exceptionnel "Chinon", durant près de dix minutes. S’il contient les traits caractéristiques du groupe avec des claviers bien présent, une introduction angoissante par ses notes saccadées renforcée par une basse en relief (Matziol), et des riffs de guitares très bien écrits (notamment celui de la seconde partie du titre), il possède également des passages de flûte, de dulcimer, de musique médiévale, des personnages qui parlent … Entre la modernité rock et synthétique d'Eloy et la thématique moyenâgeuse, l'équilibre précaire est maintenu.  


Mais d’autres morceaux peuvent être mis en avant comme des pépites, pouvant prétendre à devenir des titres cultes du groupe. "Early Signs… From a Longed for Miracle" est l'un d'eux. L’introduction arpégée est magnifique, Bornemann y chante avec conviction, avant l’arrivée d’un riff assez lourd : on dirait presque un titre d’Iron Maiden post-2000 en beaucoup moins hard évidemment. De plus, la ligne de synthé est ultra-mélodique, et renforcé par la flûte en arrière fond qui donne une couleur médiévale. "Vaucouleurs" avec ses chœurs féminins très bien employés (Eloy était habitué à quelques mésusages à ce niveau …), son solo à la Hawkwind, est un titre épique à souhait et un sommet de l'album. 


Eloy reste fidèle à sa musique, accentuant même quelques points ("Orléans" possède une dimension très space-rock), forte de claviers très présents et de guitare saturée, mais propose des compositions originales. Il parvient alors à créer une œuvre de plus d’une heure durant laquelle on ne s’ennuie pas une seconde : la composition est intelligente, la production travaillée, la musique variée et cohérente. Le groupe n’avait pas atteint un tel niveau depuis longtemps. Il reste à espérer que la suite sera à la hauteur de ce premier volet. 


 

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