↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Dust


Dust


(00/09/1971 - Kama Sutra - Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Stone Woman / 2- Chasin' Ladies / 3- Goin' Easy / 4- Love Me Hard / 5- From A Dry Camel / 6- Often Shadow Felt / 7- Loose Goose
Note de /5
Vous aussi, notez cet album ! (0 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Retour sur un groupe obscur devenu culte : Dust"
François, le 28/03/2021
( mots)

Nous vous parlons régulièrement de formations anciennes et éphémères des années 1970, toujours issues des tréfonds de l’histoire du rock, de pays exotiques ou non, dignes des plus belles pièces d’érudition rock. Il est rare que parmi celles-ci, on en trouve qui deviennent "cultes" dans le sens fort du terme, au-delà d’une simple aura due à son statut d’obscurité improbable. On entend par là le fait qu’il y ait, dans une postérité très éloignée de la période de parution, une véritable dévotion pour un groupe ou un album alors que celui-ci n’avait eu que très peu d’échos à sa sortie. Plus encore, que celui-ci devienne même une source d’inspiration. 


C’est pourtant le cas de Dust, formation américaine composée de Richie Wise (chant, guitare), Marc Bell (batterie) et Kenny Aaronson (basse, guitare). En 1969, quand ils forment le groupe à New-York, ce sont des très jeunes musiciens qui n’ont pas encore vingt ans, chose remarquable à l’écoute de la qualité de leur premier opus, Dust


"We Are an American Band" est une devise qu’ils auraient pu s’approprier avant d’autres, tant leur esthétique s’imprègne des racines blues qui infusent le pays et sa musique populaire de façon générale. S’ils renouvellent largement le genre en empruntant la voie du hard-rock, ils se positionnent aussi dans un créneau blues-rock enthousiaste et affirmé. L’indice le plus probant demeure la profusion de pedal-steel, bottleneck et autres slides qui enrobent la plupart des titres dès l’efficace et saturé "Stone Woman" voire une direction carrément blues sur "Goin’ Easy" avec de superbes parties de guitare (dans un style évoquant les Anglais de Foghat encore en gestation). Associé à une guitare acoustique et des arpèges, ce pedal-steel donne un côté aérien à une magnifique ballade folk - "Often Shadows Felt" - pour un des moments les plus exaltants de l’album : écoutez les refrains et les ruptures nettes qui travaillent sur les contrastes et les mises en relief, les petits lignes de guitare presque yessiennes … Sublime. 


Dust est dès lors un groupe de hard-rock affirmé : attendez-vous à des guitares acides qui rappellent la période hard-psychédélique texane ("Chasin’ Ladies"), à du surf-rock’n’roll revisité ("Loose Goose", débordant d’énergie) ou une inspiration britannique sur le musclé "Love Me Hard" qui n’aurait pas détonné dans un album de Led Zeppelin. Ce titre, intelligemment composé, place un pont hispanisant pour faire évoluer le titre vers une deuxième vague de puissance sur le chorus. Plus encore, il se montre en avance sur son temps en envisageant le Metal américain underground des années 1980 (type Manilla Road, Cirith Ungol) avec des airs progressifs. Pièce phare et osée de l’album, "From a Dry Camel" est doomesque, alterne les ambiances en son sein, use bien du mélange électrique/acoustique, enrichit sa palette avec des effets bienvenus sur la voix et une basse bavarde. C’est par là qu’on peut dispenser au groupe un statut "d’injustement oublié". 


Malgré son talent et sa petite postérité, Dust demeure un groupe de l’underground surtout apprécié des connaisseurs – notamment ce premier opus, bien moins célèbre que le second magnifiquement illustré. Il mérite qu’on rectifie le tir. Surtout que, au-delà même de sa qualité, ce fut un point de passage non-négligeable : Marc Bell n’est autre que le futur Marky Ramone, pseudo choisi à l’intégration du groupe du punk-rock inutile de nommer ici. 


 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !