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Critique d'album

Descendents


Hypercaffium Spazzinate


(29/07/2016 - Epitaph - Punk-Rock - Genre : Ska / Punk)
Produit par Bill Stevenson, Stephen Egerton

1- Feel This / 2- Victim of Me / 3- On Paper / 4- Shameless Halo / 5- No Fat Burger / 6- Testosterone / 7- Without Love / 8- We Got Defeat / 9- Smile / 10- Limiter / 11- Fighting Myself / 12- Spineless and Scarlet Red / 13- Human Being / 14- Full Circle / 15- Comeback Kid / 16- Beyond the Music / 1- Days of Desperation / 2- Thinkin' / 3- Grindstone / 4- Business A.U. / 5- Unchanged
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les pionniers sont de retour. Un retour gagnant ! "
Benoit, le 12/08/2016
( mots)

Le petit monde confiné du punk sud californien est en perpétuel mouvement ces derniers temps : à peine les kids ont le temps de se remettre du décès inexpliqué de Tony Sly (No Use For A Name), endeuillé dans des compiles hommage en tout genres, qu'ils découvrent avec stupéfaction la sortie de la première comédie musicale punk Home Street Home. Tout juste ont-ils le temps de se remettre du split éclair de Blink 182, qu'ils apprennent l'idylle naissante entre Tom Gabel, devenu Laura Jane Grace (Against Me!) et l'artiste pop canadienne Béatrice Martin (Cœur de Pirate). Et dans ce climat de quête identitaire et de perte de repères, le label de Brett Guerwitz (Bad Religion) décide de déterrer le groupe qui fut à l'origine du mouvement Punk-Pop. Que penser du retour des pères-fondateurs du skate-punk adolescent, impertinent et immature ? Sempiternel retour commercial raté d'un groupe-phare des eighties, ou retour sincère et prometteur des patrons du genre ? A l’écoute de Hypercaffium Spazzinate, le verdict est sans appel : Descendents nous livre un album honnête et mature, juste en deçà du cultissime Milo Goes To College de 1982, mais d'un niveau supérieur au reste de leur discographie, pourtant qualitative. La passion est intacte et l'honneur sauf. 


Descendents reste un groupe cathartique où chaque membre exprime librement son ressentiment ou sa rage, en apportant au songwriting une atmosphère qui lui est propre. Après un court passage chez FatWreckChords pour l'album Cool To Be You et l'EP 'Merican, les légendes du SoCal Punk signent donc de nouveau chez Epitaph (20 ans après Everything Sucks) et nous offrent un paradoxe sur platine : un album punk mature ! En 12 ans d'absence discographique, le quatuor a traversé pas mal d'épreuves : des problèmes de santé (thème récurrent de l'album), de couples, de famille et de licenciements. C'est sur ce terreau fertile pour la créativité qu'est né Hypercaffium Spazzinate, en dépit de l'éloignement géographique de chacun des membres. 36 titres ont été créés à distance durant ce hiatus et force est de constater que les 16 qui ont été sélectionnés pour figurer sur l'album forment un ensemble cohérent et solide. Les mélodies se retiennent dès la première écoute et on retrouve la formule qui fait le succès des Descendents : une batterie tenue par un génie du genre qui a officié dans les groupes Black Flag et All, une basse lourde et entraînante, reconnaissable dès les premiers temps pour son jeu staccato, un chant inimitable toujours en adéquation avec le thème abordé (hurlé par exemple sur "Testosterone", quand il sera plus mélodieux sur "Without Love"), une guitare rythmique en palm-mute sur les couplets libérant des riffs plaqués avec puissance, quelques titres sous la minute ("No Fat Burger", "We Got Defeat" et "Human Being") et un mélange des genres qui permet de toucher les puristes hardcoreux comme les nerds romantiques. 


Ainsi des hymnes punk surcaféinés ("Testosterone", "Human Being", "Grindstone") côtoient sans gêne des œuvres pop entêtantes ("Smile", "On Paper", "Without Love", "Unchanged"), sans que la qualité ne soit altérée. Notons les déclarations d'amitié fraternelle liant les membres, évoquées dans "Smile" et "Beyond The Music", faisant probablement écho au mal-être commun exprimé suite au décès prématuré du guitariste-fondateur Frank Navetta en 2008. Dans un tout autre registre, le percutant "No Fat Burger" est la réponse adulte et responsable à leur second 7" Fat EP, qui faisait entre autre l'apologie de la malbouffe au travers des très courts titres "I like food" et "Wienerschnitzel". Impossible de clore ce tour d'horizon sans mentionner le titre "Full Circle", dans lequel le groupe rend hommage au punk de L.A. en disséminant dans le texte certaines références à Black Flag et en adoptant un jeu de composition calqué sur leurs modèles qui y seront cités de manière détournée (X, Mars, Creepy Crawl, Eyes, The Gears, The Adolescence, Fear, China White, The Alley Cats, Minutemen, The Last, The Germs, Bad Reception). 


Il est à noter également que le "X" que l'on peut voir sur l'une des éprouvettes graduées visibles sur la cover n'est pas anodin. Les heureux possesseurs de l'édition limitée (comprenant l'EP bonus SpazzHazard) pourront s'adonner à une activité d'apprentis laborantins : il leur sera possible en suivant des notes de labo rédigées par Milo (ex-chercheur en biochimie dans le civil) d'entrer dans la peau d'un scientifique chargé de retrouver le réactif X qui une fois combiné à la caféine permettra d'obtenir le puissant Graal hypercaféiné. Une expérience inédite pour le groupe qui a tenu à passer du temps sur ce contenu alternatif pour apporter une réelle valeur ajoutée au projet.


Cet album reste une excellente entrée en matière pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore ce groupe mythique de la scène Punk-Rock US. Pour les autres, il est la preuve tant attendue que les Descendents n'ont pas fini de nous étonner et qu'à 50 ans passés ces éternels adolescents n'ont pas perdu un iota d'énergie ou d'efficacité.


 


Titres marquants : Unchanged, Feel This, Testosterone, Spineless and Scarlet Red


Titres dispensables : Days of Desperation, Thinkin'


 


"Le saviez-vous ?" :  Matt Groening a chroniqué en 1982 Fat EP attestant qu'il s'agissait du 45 tours le plus parfait qu'il lui ait été donné d’écouter cette année-la. En extrapolant un peu, le chara-design de Bart J. Simpson est peut-être une création librement inspirée des logos iconiques de Descendents et All. Après tout, Green Day, Fall Out Boys, Blink 182, Sex Pistols et les Ramones sont bien apparus dans le show, et son célèbre créateur a déjà assumé être le pendant anticonformiste adolescent du jeune perturbateur de Springfield.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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