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Critique d'album

Culpeper's Orchard


Culpeper's Orchard


(23/03/1971 - Polydor - Hard Rock / Progressif / folk - Genre : Rock)
Produit par "Casper"

1- Banjocul / 2- Mountain Music Part 1 / 3- Hey You People / 4- Teaparty for an Orchard / 5- Ode To Resistance / 6- Your Song & Mine / 7- Gideon's Trap / 8- Blue Day's Morning / 9- Mountain Music Part 2
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Qui pour dépoussiérer un groupe danois de heavy-prog des seventies ? "
François, le 21/01/2019
( mots)

Ecoutez donc ce groupe danois des années 1970 aux confins du rock progressif, du folk et du hard rock. A ces mots, on pourrait se croire dans une caricature dans le style de la célèbre thèse sur les chevaliers-paysans du lac de Paladru (On connait la chanson). Pourtant, il n’y a pas meilleur conseil que de se pencher sur [g]Culpeper’s Orchard[/g] et donc, de sortir ce groupe de l’anonymat ! 


A l’origine de cette formation du Jutland se trouve en fait un Anglais, Cy Nicklin, chanteur (respectable) mais également multiinstrumentiste du groupe. Il n’est pas le seul à posséder cette qualité, puisque Michale Friis s’adonne à un nombre impressionnant d’instruments sur cet album (flûte, orgue …). De bons musiciens donc, mais sans réelle carrière derrière eux (Cy, Maïa and Robert pour le premier, dans un folk-rock dispensable). 


Le nom du groupe fait référence au botaniste et astrologue du XVIIe siècle, Nicholas Culpeper, qui travailla, entre autre, sur les plantes hallucinogènes. Toute une époque résumée dans ce choix, à la fois érudit (on se retrouve dans la branche progressive, avec les Van Der Graaf et compagnies) et bien sûr transgressif, avec les drogues du moment. Une plante est bien mentionnée sur la magnifique pochette pleine de références, la plante carnivore drosera rotundifolia, que le scientifique en question considérait comme aphrodisiaque (pour ceux qui aiment l’herboristerie, vous pouvez consulter pour plus d’infos : Taberner Peter, Aphrodisiacs, the science and the myth, Springer, 2012). En outre, un autre groupe, Jethro Tull, avait bien choisi le nom d’un agronome du siècle suivant ; on ressent par ailleurs des proximités musicales avec la bande d’Anderson. De même, on peut trouver quelques réminiscences psychédélique et, sans anicroche, à Led Zeppelin, au sein d’un même morceau tel "Teaparty for an Orchard". 


Mais le mieux est de résumer le groupe en un Heavy-prog parfaitement dans son époque, avec les tendances folks qui vont bien (le banjo dans "Banjocul", la présence de flûte …). Cette inclinaison est substantielle sur la première partie de "Ode to Resistance", sorte de balade hippie accompagnée par une flûte aérienne (la suite du titre gagne en décibels bien que l’ensemble reste très folk). Mais le style se veut quand même musclé. 


Heavy-prog veut bien sûr dire que d’une part, les guitares sont affûtées. Des riffs bien lourds typiques de cet hard-rock de l’âge d’or des seventies tels ceux de "Mountain Music Part1", titre à tiroir dont nous reparlerons plus bas, en sont l’illustration. Impeccables également sont les solos, variant du blues-rock classique en penta ("Mountain Music Part 2") à des chorus plus élaborés aux mélodies écrites avec soin ("Your Song and Mine"). 


Mais, d’autre part, cela veut dire également morceaux aux constructions alambiquées. En un peu plus de six minutes, "Mountain Music Part1" varie un nombre incalculable de fois dans des enchaînements très accrocheurs. En ce sens, la seconde partie de cette "Mountain Music", pourtant plus longue, est plus classique dans un style heavy-blues, malgré les arpèges planant et sa conclusion ténébreuse et saccadée (reprenant l’introduction en la saturant). Mais le groupe frappe vraiment très fort avec "Your Song & Mine". Les différents plans s’enchaînent à merveille. Le mélange guitare électrique / guitare acoustique est parfaitement maîtrisé. Les couplets sont relancés par une descente d’arpège puis une montée de gamme avant des refrains solennels à deux voix. Et quel pont ! Rien de tel pour annoncer le solo (le meilleur de l’album) sur fond acoustique. Le titre déroule ses facettes avec tant de facilité que les quelques cinq minutes trente défilent sans même que l’auditeur ne s’en rende compte. 


Le talent dans l’écriture est tel qu’on se retrouve à s’exclamer plusieurs fois : "Quel plan ! Quel riff ! Quel solo ! …". Même si on s’ennuie un peu sur "Gideon’s Trap" dans la veine de Procol Harum ou sur la balade "Blue Days Morning" (dont le chant éthéré trouve des échos – fortuits ? – dans les derniers Opeth), témoignages d’une seconde face plus fragile, Culpeper’s Orchard est un très bon album, riche et varié. 


Pour ceux qui ne veulent pas prendre quarante minutes pour écouter tout l’album, nous conseillons de prêter une oreille attentive à "Your Song and Mine" et à "Mountain Music part 1", deux petits bijoux longtemps passés inaperçus, noyés au sein de la production vertigineuse des seventies. Dix minutes dans le verger de Culpeper, on  en ressort pas indemne. Si en sus, cela peut en plus donner envie de découvrir d’autres formations de leurs compatriotes comme Pan, Blast Furnace ou The Old Man and the Sea, cette chronique aura atteint son but. 


 

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