↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Blackberry Smoke


The Whippoorwill


(14/08/2012 - Southern Ground - Rock sudiste - Genre : Rock)
Produit par

1- Six Ways to Sunday / 2- Pretty Little Lie / 3- Everybody Knows She's Mine / 4- One Horse Town / 5- Ain't Much Left of Me / 6- The Whippoorwill / 7- Lucky Seven / 8- Leave a Scar / 9- Crimson Moon / 10- Ain't Got the Blues / 11- Sleeping Dogs / 12- Shakin' Hands With the Holy Ghost / 13- Up the Road / 14- Country Side of Life / 15- Pretty Little Lie / 16- Six Ways to Sunday
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (4 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.0/5 pour cet album
"L'album de la maturité des Blackberry Smoke"
François, le 30/04/2020
( mots)

Le rock sudiste est un genre toujours vivant, qui a su, génération après génération, se renouveler, trouver de nouveaux porte-drapeaux. Sa force est d’être beaucoup plus varié qu’il n’y paraît, du hard musclé de Molly Hatchet au rock teinté d’Americana et de folk du Marshall Tucker Band en passant par les notes jazzy des Allman Brothers ou les emprunts au blues, la soul et à la country. Blackberry Smoke fait partie de la nouvelle vague, le groupe géorgien est même devenu la crème du genre, grâce à sa musique, certes, mais aussi parce qu’il a été adoubé par les pontes du genre, en faisant les premières parties de Lynyrd Skynyrd, ou en jouant avec Gregg Allman. Attention, Blackberry Smoke c’est également des albums finement composés, avec un talent pour traverser les différentes saveurs du Dixieland, du folk song au titre plus musclé, tout en parvenant à rajeunir la sauce. The Whippoorwill, du nom d’un oiseau typique de la région, est l’album qui a connu le plus d’engouement et demeure le préféré de nombreux fans. Ce n’est pas notre avis, mais il est clair qu’il a pour lui d’être l’album de la maturité, l’osmose entre les musiciens est à son comble et les compositions gagnent en identité. 


Dans l’ensemble, l’album est assez posé, avec peu de titres aux guitares acérées et à la rythmique folle. Les instruments acoustiques sont ainsi très présents, et les longs chorus de guitare électrique ne sont pas vraiment de la partie (un trait particulier du groupe, qui n’est pas bavard en la matière, contrairement à la tradition sudiste). Le piano trouve un place de premier rang : sur "Everybody Knows She’s Mine" par exemple, où il est renforcé par des chœurs soul, ou sur "The Whippoorwill", qui possède la tranquillité pastorale des Allman. Le clavier accompagne également des titres aux touches Americana ("One Horse Town"). 


Les morceaux plus électriques sont souvent ceux qui ont subi une cure de modernisation qui fait parfois penser aux The Black Crowes, avec des refrains fédérateurs, parfois faciles : cela est très bien réussi sur "Ain’t Much Left to Me" (parce que la guitare y est brillante à chaque intervention), plus contestable sur "Pretty Little Lies". Mais c’est avec une vraie connaissance des codes du genre que le groupe allie des traits purement sudistes (country, blues, riff ciselé, chœurs …) avec des gimmicks lui permettant d’élargir son auditoire : "Leave a Scar", ou l’excellent "Shakin’ Hand with the Holy Ghost", qui groove méchamment. Le tout est servi par la voix au timbre red neck de Charlie Starr. 


Mis à part le dernier titre évoqué, ces morceaux restent assez calmes. Oserai-je dire un trop calme ? C’est le principal défaut de ce très bon album, qui a l’avantage de mettre en relief les moments les plus intenses : et il se passe vraiment quelque chose au milieu du voyage. Un triptyque fabuleux, qui forme le sommet de The Whippoorwill. Il commence sur "Lucky as a Seven", dans un saloon enfumé, au refrain qui donne envie de chanter, et au rythme qui fait taper du pied. Suit alors "Leave a Scar", la locomotive transatlantique lancée à toute vitesse – le banjo apportant une plus-value de vélocité au titre. En plus de posséder un riff endiablé, il y a un super pont en midtempo, permettant au soliste de se lancer (avec trois secondes en dialogue de guitare, très chouette). Enfin, "Crimson Moon", qui dès l’introduction invite à imaginer un morceau qui finit par répondre aux attentes : grosse guitare et orgues donnent du relief à cette petite pépite. 


Blackberry Smoke trouve sa voie et confirme son statut de référence de la scène sudiste : The Whippoorwill est réellement l’album au tournant d’une carrière qui trouve enfin son rythme et son identité. Le meilleur reste à venir. 


 

Commentaires
Francois, le 02/05/2020 à 17:46
Bien content que ça te plaise !
GuillaumeAR, le 30/04/2020 à 09:22
Très chouette! Merci pour la découverte! :-)