↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Biffy Clyro


Infinity land


(04/10/2004 - Beggar's banquet - Rock alternatif - Genre : Rock)
Produit par

1- Glitter and trauma / 2- Strung to your ribcage / 3- My recovery injection / 4- Got wrong / 5- The atrocity / 6- Some kind of wizard / 7- Wave upon wave upon wave / 8- Only one word comes to mind / 9- There's no such man as crasp / 10- There's no such thing as a jaggy snake / 11- The kids from kibble and the fist of light / 12- The weapons are concealed / 13- Pause it and turn it up
Note de 4.5/5
Vous aussi, notez cet album ! (22 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.5/5 pour cet album
"Rare et précieux ..."
Matt, le 24/01/2005
( mots)

Biffy Clyro s'est passé des services de Manara, célèbre dessinateur italien de bandes dessinées, pour le visuel de ce 3ème album. Exit les traditionnelles jeunes femmes représentées dans des positions outrageuses et aguicheuses comme on pouvait en voir sur The vertigo of bliss ou sur les différents maxis et singles du groupe. Adieu beautés voluptueuses donc, et bonjour à un inquiétant prêcheur protégé derrière un masque à gaz aux oreilles de Mickey.

Toujours aussi peu connus en France malgré une qualité technique hors-norme (et le clip de "My recovery injection" qui passe de nuit dans les émissions musicales), les écossais de Biffy Clyro rempilent donc sans dévier de style (rock progressif mélodique et hardcore...) et avec toujours plus de maîtrise et de variations. Les accrocs des riffs faciles et téléphonés devront passer leur chemin tout autant que les adorateurs de la double pédale et du chant bourrin inaudible, car le groupe délivre un rock subtil et hyper travaillé.
Il est vrai que Biffy Clyro n'est pas vraiment taillé pour les ondes et peut-être pas non plus facile d'écoute au premier abord tant les plans techniques, les cassures rythmiques et les passages excentriques pullulent, donnant évidemment d'autre part toute sa profondeur et toute sa richesse au travail du groupe ... Ceci étant, leur musique reste tout à fait mélodique et fait varier les plaisirs entre riffs rock, pop et métal.
Pour le coup, aucun morceau n'a son semblable et pas un seul instant (comme souvent malheureusement) l'on ne peut avoir l'impression d'entendre deux fois la même chose à travers ces treize titres. Un chant plutôt alto, agréablement juste, souvent accompagné de secondes voix, des cris hardcore parcimonieusement dissiminés, laissent la part belle au plus remarquable des instruments dans cette formation, la batterie, qui pour le coup fait l'essentiel du travail côté surprise et impression, tant Ben Johnston sait la mener à la baguette. Pour autant la guitare de Simon Neil (également au chant), domptée elle aussi et supportée par la basse de James Johnston, n'est pas en reste, offrant des riffs souvent barrés et jubilatoires tout autant que de belles mélodies entêtantes.

Par un jeu jouissif et irréprochable, une technique délicate qui paraît couler de source entre leurs mains, une diversité étendue des compositions, Biffy Clyro, avec Infinity land (tout comme The vertigo of bliss) reste toutefois difficile d'approche pour une oreille novice qui pourrait rester hermétique à leur style pourtant hallucinant !
L'oeuvre des écossais ne se prend pas aisément en cours de route; les découvrir chronologiquement, en commençant par Blackened sky paraît plus approprié sans quoi plus d'une oreille pourrait ne pas se sentir prête à un tel déferlement de réjouissances trop rares dans nos bacs.

Avec une intro semie-electro, "Glitter and trauma" ouvre le bal et donne un aperçu représentatif du travail accompli, avec en moyenne une cassure ou un changement de rythme toutes les vingt secondes, des passages en guitare saturée ou non, un style tantôt rock, tantôt métal, du chant mélodique, des secondes voix, et de bons cris hardcore sporadiques, le tout en cinq minutes et dix secondes. Un titre dense donc à l'image de ses 12 autres successeurs, même si des compositions telles que "The atrocity" (introduite et accompagnée d'un piano et d'une guitare sèche), "Only one word comes to mind" plus pop, et "There's no such man as crasp" en chorale réduite et a capella permettent de faire une pause pour absorber toute la richesse des titres qui les entourent.
Pour finir en beauté enfin, Biffy Clyro manie avec dextérité l'humour musical (non pas dans les paroles mais dans la structure musicale), ce qui est, inutile de le préciser, suffisamment complexe et rare pour le souligner.

Infinity land est un cadeau rare et précieux, ne le refusez pas !

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Biffy Clyro


Ellipsis


Critique d'album

Biffy Clyro


Opposites


Critique d'album

Biffy Clyro


Only Revolutions


Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également