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Critique d'album

And So I Watch You From Afar


And So I Watch You From Afar


(06/04/2009 - Smalltown America - Post-rock/Math métal - Genre : Rock)
Produit par

1- Set Guitars To Kill / 2- A Little Bit Of Solidarity Goes A Long Way / 3- Clench Fists, Grit Teeth... Go! / 4- I Capture Castles / 5- Start A Band / 6- Tip Of The Hat, Punch In The Face / 7- If It Ain't Broke... Break It / 8- These Riots Are Just The Beginning / 9- Don't Waste Time Doing Things You Hate / 10- The Voiceless / 11- Eat The City, Eat It Whole
Note de 5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le plus bel album de post-rock (de rock ?) paru en 2009."
Pierre, le 21/01/2010
( mots)

En ce début d’année 2010, et avant le retour des cadors du métal international (les nouveaux Fear Factory, The Dillinger Escape Plan ou le live de Meshuggah pour ne citer qu’eux), un petit tour d’horizon des oubliés de 2009 s’impose. Qu’ils s’agisse d’albums sortis trop tard pour être chroniqués dans les temps ou même de disques découverts dans ces tops de fin d’année qui fleurissent un peu partout chez nos confrères, il est des artistes qui méritent un petit arrêt sur image. And So I Watch You From Afar (ASIWYFA), premier élément de notre rétrospective, appartient à cette classe-là. Au vu de la qualité de ce premier album, on se demande même encore comment ils ont pu nous échapper. Car après plusieurs écoutes, autant le dire d’emblée, on comprend que l’on a peut-être raté une des plus belles réalisations de l’an passé.

Quasiment inconnus pour le commun des mortels en France, ces quatre jeunes irlandais pratiquent un post-rock instrumental qui a déchaîné les passions de la presse spécialisée d’outre-manche. Et l’on comprend bien pourquoi. Le groupe passe au shaker l’ensemble du spectre rock’n’roll pour redonner ses lettres de noblesses à un genre, qui a grandi avec Godspeed You ! Black Emperor (critique très complète de Lift Your Skinny Fist par Gregory ici) ou Mogwaï et qui s’est un peu égaré depuis.

En ouvrant avec "Set Guitar To Kill", le combo place la barre très haut : un déluge tellurique s’abat sur l’auditeur, le foudroyant de part en part. Une rythmique agressive soutenue par un lead de guitare tout en finesse, puis c’est l’envol. Plus possible de poser pied à terre avant la fin du disque. Car ASIWYFA ne s’arrête jamais.

Convoquant des influences très variées dans une succession de plans tous plus logiques les uns que les autres, ces gars-là vont loin, très loin. Le risque aurait été d’oublier la cohérence et de semer l’auditeur en route, mais ces démiurges ont eu l’intelligence de construire leurs digressions musicales autour de points d’ancrages clairement identifiables, ce qui permet une meilleure lisibilité de leur travail. On s’amuse à reconnaître ici l’héritage d’At The Drive-In ("A Little Bit Of Solidarity Goes A Long Way" et ses lead dissonants), là celui de Mogwaï ("I Capture Castles" et son mur de bruit) ou parfois même l’ombre de Sigur Ros ("The Voiceless"). Surtout, on effleure l’essence du post-rock du bout des doigts : un démantèlement des schémas classiques du rock pour mieux en catalyser la rage et la puissance. Aussi bien capable d’envoyer de gros riffs qui tâchent que des mélodies vaporeuses, le groupe ne semble obéir à aucune règle sinon celle du plaisir. L’harmonie qui se dégage de cette première réalisation transcende toutes les barrières de la création musicale.

Aux confins du rock progressif, du math métal et du rock atmosphérique, ASIWYFA nous propose une chevauchée fantastique. Un grand moment qui fait passer par tous les états, de la colère à l’apaisement, et qui entraîne l’auditeur dans un voyage introspectif dont il ne ressortira pas indemne. Moins terne que les derniers Isis et Mogwaï, plus accessible que Converge ou Envy, And So I Watch You From Afar est la claque dont on avait besoin pour terminer 2009 en beauté. Véritable manifeste du retour en grâce du post-rock, chef d’œuvre respirant la maîtrise, cette réalisation est de celles (soyons fous !) qui marqueront au fer rouge l’histoire du rock.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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