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Critique d'album

Alice Cooper


Alice Cooper Goes to Hell


(25/06/1976 - Warner Bros - - Genre : Hard / Métal)
Produit par Bob Ezrin

1- Go To Hell / 2- You Gotta Dance / 3- I'm The Coolest / 4- Didn't We Meet / 5- I Never Cry / 6- Give The Kid A Break / 7- Guilty / 8- Wake Me Gently / 9- Wish You Were Here / 10- I'm Always Chasing Rainbows / 11- Going Home
Note de 3.5/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Les débuts de la descente aux Enfers d'Alice Cooper"
François, le 08/04/2021
( mots)

L’histoire se répète toujours deux fois, "La première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce" disait Marx dans une perspective évidemment éloignée des enjeux musicaux. En l’occurrence, pour Alice Cooper, la première fois comme un cabaret rock fantasque et fantastique (Welcome to my Nightmare), la seconde comme une pantomime où le burlesque est confondu avec l’humour douteux, celui-ci touchant aussi bien les paroles de Goes to Hell que la musique elle-même, ce qui est plus déplorable. 


Accordons au moins à Vincent Furnier, incarnant désormais Alice Cooper en solo, que faire une suite à un album aussi magistral que Welcome to my Nightmare n’était pas chose aisée tant la barre avait été placée haute. En poursuivant les aventures de son avatar, il décide de maintenir son approche dans le même esprit que son essai précédent : une grande liberté esthétique marquée par l’éclectisme, ne se laissant pas encadrer par le rock seul, et une unité conceptuelle pour organiser son album. Toute créature diabolique qu’il était, Alice Cooper devait se rendre auprès de son créateur et descendre aux Enfers … Il ne pensait pas si bien dire. 


Non que l’album soit complétement indigne, il possède bel et bien des titres qui mettent l’artiste à son avantage et demeurent dignes d’intérêts. Il commence même plutôt bien avec "Go to Hell", chaloupé à souhait et annonçant presque un second essai fructueux tant il pose une ambiance féconde et propose de bons riffs heavy. Puis le nuancé "Didn’t We Meet", à la construction globalement alambiquée entre moments plus tamisés et d’autres assez électriques, n’est pas à contourner. Mais dans l’ensemble, même ces morceaux sympathiques n’atteignent guère la qualité du premier volet, et sont parfois anecdotiques sans être ridicules : l’efficace mais déjà-entendu "I'm Guilty", ou le très cooperien "Wish You Were Here" un peu funky. Il faut dire que l’alcoolisme terrible de Cooper n’aide en rien les choses, et provoque ce début de déclin. 


Mais passons sur ces titres après tout honorables, et regardons les vrais points noirs d’Alice Cooper Goes to Hell. En effet, on a le droit à quelques pitreries franchement douteuses comme "You Gotta Dance" qui souhaite peut-être nous faire remuer sur du mauvais disco (pléonasme). Dans un autre registre tout aussi blâmable, "I Never Cry" est digne des pires litrons de soupe mièvre et kitsch (écoutez ce refrain en vous rappelant qu’il s’agit d’Alice Cooper), penchant renouvelé quoiqu’un peu plus réussi sur "Wake Me Gently", assez prenant par moment (notamment sur le solo) sans être franchement inoubliable. L’ennui point vite sur le bien nommé "I’m the Coolest", sur "I’m Always Chasing Rainbows" ou la fin orchestrale intitulée "Going Home" évoquant laborieusement son brillant prédécesseur. Parmi les petites digressions hors des sentiers du rock pur et dur, seul "Give the Kid a Break" permet à Cooper de retrouver sa voix de crooner et de tomber dans un titre digne de Presley assez sympathique si on excepte les chœurs un peu envahissant parfois. 


La descente aux Enfers d’Alice Cooper est donc tristement oubliable, sans être complétement ratée … On demeure dans du dispensable, et l’avenir nous réserve bien pire. Welcome to his Nightmare


 

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