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Critique d'album

Scorpions


Lonesome Crow


(07/02/1972 - Brain - Classic hard - Genre : Hard / Métal)
Produit par Conny Plank

1- I'm Goin' Mad / 2- It All Depends / 3- Leave Me / 4- In Search of the Peace of Mind / 5- Inheritance / 6- Action / 7- Lonesome Crow
Note de 2.5/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"L'improbable premier album de Scorpions"
François, le 05/03/2022
( mots)

Quand s’écrira l’histoire du rock, Scorpions pourra revendiquer une place centrale : puissante formation hard-rock mélodique sous Uli Jon Roth dans les années 1970, groupe Heavy au sommet de la popularité dans les années 1980, triomphe qui dépasse les rangs des seuls hard-rockers grâce à des ballades bien senties, porte-drapeau du rock allemand à l’international … Rien de tout cela n’était imaginable quand, en 1972, les jeunes musiciens d’Hanovre mirent au monde Lonesome Crow, premier album officiel du groupe. 


Deux éléments méritent une attention particulière. 


Premièrement, la présence de Michael Schenker à la guitare : l’homme est comme une ombre sur l’histoire du groupe alors qu’il ne fut guitariste principal que sur ce premier album, un peu à part dans la discographie. C’est davantage pour les conflits avec son frère et l’ensemble du groupe à la suite de Lovedrive (1979), auquel il participe, qu’il laissera sa pierre, malheureuse, à l’édifice. Néanmoins, soulignons qu’à l’époque, il est extrêmement jeune (17 ans) et déjà brillant, maîtrisant sa six-cordes avec une dextérité enviable. La place très importante laissée aux chorus sur cet album permet d’en mesurer l’ampleur mais également les quelques limites d’un jeu encore marqué par l’improvisation. 


Deuxièmement, on ne peut qu’être surpris par la direction musicale de Lonesome Crow. Un hard-rock psychédélique, à la limite du space-rock (du Hawkwind sans effets électroniques), qui ressemble à s’y méprendre à ce qu’on trouve sur les deux premiers albums d’UFO : heureux hasard, Schenker fut débauché par les Anglais et offrit au groupe un second souffle salutaire (Phenomenon, en 1974, est un chef-d’œuvre de pur hard-rock). On citera le funky "It All Depends" et son long solo improvisé, "Action", du hard-rock entre jazz et blues ou encore "Inheritance". 


Scorpions baigne dans l’ambiance musicale de son pays : "I’m Going Mad" pourrait presque évoquer le Krautrock avec ses percussions tribales et son rythme soutenu. Il en va de même pour les côtés bruitistes et planants de "Leave Me", ou enfin pour la suite de treize minutes qu’est "Lonesome Crow" (introduction angoissante et space-rock, longues – et bonnes - interventions à la guitare, transitions bruitistes et chant en onomatopées). Comme dans son versant hard-rock, le groupe n’est pas particulièrement original et parfois maladroit, il illustre surtout l’état esthétique de la scène germanique du début de la décennie.  


Un peu à part, introduit par quelques belles notes de guitare intenses, "In Search of the Piece of Mind", peut évoquer Wishbone Ash ; il s’agit d’un morceau majoritairement folk avec une montée en puissance finale convaincante. Seule pièce qui demeurera quelques temps dans leur répertoire, elle sera sublimée en 2021 sur l’album anniversaire du Michael Schenker Group (Immortal). 


Lonesome Crow laissera donc pantois la plupart des auditeurs, qu’ils connaissent ou non le groupe, car rien ici ne laisse imaginer l’avenir et l’orientation esthétique future de Scorpions. 


A écouter : "In Search of the Piece of Mind", "Lonesome Crow"

Commentaires
Daniel, le 05/03/2022 à 15:09
Rudy Lenners, le batteur d'origine des Scorpions, provenait de la région industrielle où nous allions au lycée. Il organisait des concerts dans une petite salle à proximité de notre école. Pour éviter les discussions avec nos parents, les prestations étaient programmés à des heures de "matinées enfantines" (dans le courant de l'après-midi). Nous avons vu les Scorpions "juvéniles" sans trop bien comprendre toutes les "subtilités" de démarche rock. A la fin du show, ils distribuaient des cartes postales dédicacées. En cherchant bien, je devrais retrouver mon exemplaire dans un tiroir. Uli Jon était forcément "notre" Jimi Hendrix... Merci encore pour le souvenir. Nous étions trop fauchés pour acheter l'album. Evidemment.
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