↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Scorpions


Rock Believer


(25/02/2022 - - Classic hard - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de 3.5/5
Vous aussi, notez cet album ! (20 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Ou comment renforcer la foi des rock believers"
François, le 03/03/2022
( mots)

On en aura donc pas fini de repousser l’âge de la retraite, Scorpions donnant des arguments aux plus ardents des libéraux sur le sujet : "Il faut travailler plus longtemps car on est une Rockstar de plus en plus longtemps". Il y a de quoi se moquer car depuis l’annonce de la mise en sommeil du célèbre groupe allemand, il y a eu deux albums studios, des compil’ et des live, ainsi que plusieurs tournées qui ont bien vite abandonné le titre de "tournée d’adieu". La formation a même connu une évolution dans sa composition en hébergeant l’orphelin Mikkey Dee (ex-Motörhead) pour remplacer l’excentrique James Kottak en roue libre avec les boissons alcoolisées. L’histoire était donc loin d’être finie. 


On pouvait se moquer, certes, mais si leur dernier album laissait grandement sur sa faim l’amateur (Return to Forever, 2015, était beaucoup trop mièvre), les concerts faisaient honneur à la légende du groupe et du hard-rock canal historique, permettant aux anciens de regarder fièrement les jeunes loups parfois moins habiles sur les planches. Scorpions demeure, malgré les années, une véritable attraction sur scène, qui donne tout à son public traité avec respect et complicité. Voilà qui impose à tous une attitude également respectueuse. 


Cinquante ans après Lonesome Crow, leur premier opus, voici Rock Believer, au titre on ne peut plus scorpionesque tant il est caricatural (ou l’inverse). Mais nous sommes habitués. Annoncé en grande pompe depuis plusieurs années, ce dix-neuvième album a bénéficié d’une longue gestation et souffert de la pandémie, deux éléments qui expliquent le long processus qui précéda sa sortie. Scorpions est fier de son nouveau-né, mais il est bien rare qu’on rejette sa progéniture même quand tout devrait nous y conduire, il faut donc prendre avec des pincettes leur enthousiasme. 


Le groupe avait affirmé la volonté d’effectuer un retour vers le début des années 1980, second âge d’or pour Scorpions (nous disons second à dessein, puisque la période Uli Jon Roth, un peu trop négligée dans la postérité, était au moins aussi époustouflante) d’où sortirent la plupart des tubes connus par le grand-public. Pour la formation, ce retour rime avec l’envie de proposer quelques chose de beaucoup plus musclé et il convient de faire une précision pour ceux qui connaîtraient mal Scorpions : s’ils sont avant tout connus pour des ballades qu’on peut juger mièvres, la majeure partie de leur discographie se compose de morceaux franchement Heavy, presque Metal. On jugera sur pièce le titre d’ouverture, "Gas in the Tank" ou encore "Seventh Sun" : il y a du Judas Priest là-dedans, on attend un cri d’Halford sur le premier et on pense à "Heavy Duty" pour le second. 


Retour dans les années 1980 donc, au point de se replonger dans des recettes d’antan : le mid-tempo "Seventh Sun" n’est pas sans évoquer "The Zoo" et le hard-reggae "Shining of your Soul" rappelle "Is There Anybody There". On a bien sûr le droit à une ballade, "When You Know (Where You Come From)", judicieusement placée en fin d’album, qui est loin d’être dégoulinante de guimauve. En outre, "Rock Believer" a tout de l’hymne scorpionesque à la "No One Like You" : un morceau prenant et enthousiasmant au refrain imparable. Pour autant, le groupe cherche aussi à faire revivre ses années 1970, quand Uli Jon Roth brillait à la six-cordes (les langoureux et excellent "Call of the Wild", qui possède aussi quelque chose d’ "Animal Magnetism", un titre sous-coté mais dantesque) ou ses années 2000 ("Knock ‘Em Dead"). 


Une seule ballade, des guitares acérées, Rock Believer est en effet un disque massivement hard-rock, voire même Metal : le ricain "Hot and Cold", la hard-rock’n’roll à la Motörhead "When I Lay My Bones to Rest", et les aspérités priestiennes évoquées plus haut, l’excellent "Peacemaker" … C’est puissant, addictif, et les musiciens n’ont pas pris une ride, notamment au chant. 


En toute honnêteté, même pour le plus grand des "rock believers" voire des "Scorpions believers", il était impossible d’imaginer un tel résultat et chaque écoute supplémentaire ne fait que renforcer cette conviction. Les Allemands font davantage que maintenir le groupe à flot en faisant survivre le mythe, ils proposent ici un vrai grand album digne de leur réputation et de leur carrière. S’il fallait que ce soit le dernier, il s’agirait d’un final … unbelievable


A écouter : "Gas in the Tank", "Peacemaker", "Rock Believer", "Seventh Sun", "Shining of your Soul"

Commentaires
Phil4, le 07/05/2022 à 18:30
Grandiose! On a pas vu 1 album comme ça depuiS black-out.surtout hôtel and cold.on dirai Metallica niveau music.le slow when you Knowles vaut Still living you.5 sur 5
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Scorpions


Return to Forever


Critique d'album

Scorpions


Lonesome Crow


Album de la semaine

Pure Reason Revolution


Above Cirrus


"

La résurrection inespérée de Pure Reason Revolution, survenue en plein premier confinement, a maintenant laissé place à la perspective d’un groupe de nouveau pérenne, en témoigne cet Above Cirrus paru moins de deux ans après son grand frère - autant dire qu’on n’en espérait pas tant, et surtout pas aussi vite.

"
À lire également