↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Starcastle


Fountains of Light


(00/01/1977 - Epic records - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Fountains / 2- Dawning Of The Day / 3- Silver Winds / 4- True To The Light / 5- Portraits / 6- Diamond Song (Deep Is The Light)
Note de /5
Vous aussi, notez cet album ! (0 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Si un jour je prends l’avion, je monte dans la boîte noire… - Jean-Marie Gourio"
Daniel, le 28/05/2021
( mots)

Même s’il s’avoue déçu des ventes du premier album du groupe, le management d’Epic est conscient que Starcastle a un réel potentiel.


La décision est prise de confier la production de Fountains Of Light au coûteux magicien anglais Roy Thomas Baker, l’homme qui a passé au "phaser" cinq albums de Queen. Le son du Dieu vivant est reconnaissable dès que l’aiguille d’une platine se pose sur le sillon d’un disque.


Roy Thomas est un excentrique fini. Estimant que son génie est trop immense pour se satisfaire d’un territoire aussi étriqué que son pays d’origine, il décide de traverser l’Atlantique où il fonde sa propre maison de production (RTB). 


A la réflexion, il est permis de se demander quelles ont été les premières impressions d’un anglais débarquant à Champaign pour faire la connaissance d’un groupe américain un peu rigoriste qui compose de la musique progressive à l’européenne.


Notre producteur décide que tout ce beau monde va s’expatrier un peu plus au Nord, au Canada, dans le quartier de Marin Heights (à une foulée de caribou de Quebec). C’est là qu’est niché Le Studio, au cœur d’une chaîne de collines isolées. L’endroit ressemble plus à un lieu de retraite amish (électricité mise à part) qu’à un club rock. Rush, Sting, Bowie et Chicago ont déjà investi ces lieux réputés mythiques où les cultures américaines et européennes se marient volontiers. 


Le voyage se passe évidemment très mal. Roy Thomas, habitué aux lignes blanches mais pas trop à la conduite à droite, pilote le groupe qui le suit dans son propre van. Les routes sont verglacées et Starcastle se crashe à nouveau. Comme avant son album éponyme. Cette fois, c’est le bassiste Gary Strater (qui aurait mieux fait de monter dans la boîte noire) qui déguste et se retrouve à l’hôpital du coin.


Philosophe, le producteur fou déclarera plus tard : "Finalement, on s’est bien amusés mais cette séance d’enregistrement a été un désastre depuis le premier jour."


Les aménagements intérieurs du Studio doivent beaucoup à Morticia Addams ; la photo du groupe, qui figure sur la pochette intérieure de l’album, donne une idée assez précise de la joie et de la belle humeur qu’inspirent naturellement les lieux. Du style à rendre Ronald Mac Donald végétarien. Ou à faire regretter à Roy Thomas ses folles soirées avec Queen.


A l’exception d’un petit effet sonore "comique" à droite et à gauche, d’un coup de gong traficoté (un peu extravagant) au milieu d’un morceau, l’empreinte du producteur est quasiment inexistante, ce qui laisse à penser que ce sont les ingénieurs du son (dont Gary Lyons qui a déjà travaillé sur A Night At The Opera de Queen) qui ont fait l’essentiel du boulot avant un mixage à Londres et une mastérisation à New-York.


Avec ses six longs titres enchaînés trois par trois au gré des deux faces, Fountains Of Light s’inscrit dans la même logique solaire que son prédécesseur, à ceci près que le groupe a gagné en qualité et en cohésion, même si ce sont encore les remarquables claviers d’Herb Schildt qui mènent la danse d’un bout à l’autre. 


Les textes, toujours positifs et hermétiques, sont dédiés à la lumière, aux couleurs, à la sagesse, aux petits matins ensoleillés et, plus prosaïquement, à une demoiselle qui sommeille dans une grande chambre blanche. 


Il est inutile de détailler les morceaux par le menu dans la mesure où ils forment un tout cohérent et particulièrement agréable à écouter en rêvassant (un matin d’été évidemment). "Dawning Of The Day" aurait pu faire un joli single mais le choix du management se portera sur la plage finale, l’excellent "Diamond Song (Deep Is The Light)". 


Tout ça manque simplement d’un peu de délire, d’auto-dérision ou d’humour.


L’illustration de la pochette est confiée à Peter Lloyd, un autre expatrié d’Angleterre, déjà connu pour avoir conçu l’artwork d’Atlantic Crossing de Rod Stewart et qui, plus tard, deviendra responsable de l’esthétique discutable du film Tron.


Fidèle au destin du groupe, Fountains Of Light ne se vendra pas et le single ne passera pas à la radio. 


Dieu devait être très en colère quand il a condamné ses disciples américains progressifs à voir leurs albums filer directement au rayon des soldes. Peut-être que Dieu n’aime simplement pas le rock. Dans ce cas, pourquoi certains groupes rock aiment-ils Dieu ? 

Commentaires
Yessongs, le 29/05/2021 à 08:15
Très influencé par YES jusqu'au chanteur dont le timbre de voix est très proche à celui de Jon Anderson.
Daniel, le 28/05/2021 à 17:18
Le brave Lloyd est aussi l'auteur de la pochette mythique de Point Of Know Return de Kansas, même si l'on sait que c'est Phil Ehart, le batteur du groupe, qui a dicté les grandes lignes de l'artwork.
FrancoisAR, le 28/05/2021 à 08:44
On doit aussi à Lloyd la pochette de Dragon Fly de Jefferson Starship, qui ressemble beaucoup à celle-ci. Sinon, un bon album également, mois artisanal (hélas, à mon sens) que le premier.
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Starcastle


Real to Reel


Critique d'album

Starcastle


Citadel


Critique d'album

Starcastle


Starcastle


Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


"

Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

"
À lire également