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Critique d'album

Focus


Focus II Moving Waves


(00/10/1971 - Imperial - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Yodle et rock progressif n'ont jamais fait si bon ménage"
François, le 23/05/2021
( mots)

Il n’est déjà pas évident de vendre à l’auditeur récalcitrant un groupe de rock progressif néerlandais, alors quand ce dernier décide d’illustrer son second opus avec le maximum de mauvais goût, entre la photographie du groupe façon Bee Gees, et la mer aux couleurs douteuses … Pourtant, la bande d’Akkerman et Van Leer propulsait la nation batave sur le devant de la scène progressive avec une véritable prouesse, un jalon essentiel de l’histoire du sous-genre, et, pour un morceau au moins, un album qu’il faut impérativement avoir écouté au moins une fois pour pouvoir s’enorgueillir d’une culture rock digne de ce nom. 


Le morceau en question est évidemment "Hocus Pocus". Un monument. La structure, répétitive, est magnifiquement construite : un riff exceptionnel qui préfigure le Heavy-Metal le plus débridé, puis un solo de batterie, un délire vocal (du yodle – épatant et mémorable – ou autre, puis la flûte et l’accordéon s’invitent à la fin en maintenant le côté délirant), enfin le retour du riff avec un solo de guitare. Si le titre est imparable, il faut souligner les parties solistes qui sont réellement bouleversantes. Franchement, en prenant 1971 comme borne ultime, il semble que techniquement (propreté et vélocité) comme mélodiquement, on ne trouve pas mieux que la prestation de Jan Akkerman sur "Hocus Pocus". En tout cas, il s’agit de la composition la plus fameuse de Focus, sa marque indélébile dans la postérité. 


On en oublierait presque les petites pièces qui composent le reste de cette première face. "Le Clochard", où brille la guitare classique d’inspiration andalouse derrière des nappes analogiques. La douceur et la flûte de "Janis", aussi mélancoliques qu’envoutantes, préfigurent Camel, de même que les plans jazzy et la guitare aérienne de "Focus II". 


Pour le rock progressif, 1971 est l’année des longues fresques qui s’étendent au-delà des vingt minutes et obtiennent un statut culte, preuve de l’installation du genre dans le paysage musical et de l’affirmation de ses ambitions. "Nine Feet Underground" pour Caravan, "Tarkus" pour Emerson Lake & Palmer, "Echoes" pour Pink Floyd, "A Plague of Lighthouse Keepers" pour Van der Graaf Generator : ce fut "Eruption" pour Focus. 


Bien inspiré par ses contemporains, le groupe navigue dans les eaux d’ELP après la courte introduction qui affirme la signature des Hollandais. S’alternent alors des passages éthérés, une guitare aérienne qui préfigure encore une fois Camel quand ce n’est pas le jeu de Santana. La partie centrale est plus volontiers rock, voire jazz-funk (Focus sera de plus en plus marqué par le jazz dans le futur), donc dominée par la guitare puissante et rapide d’Akkerman, avant de se diriger vers un solo de batterie et une très belle conclusion symphonique. Malgré ses qualités et la solidité des musiciens, "Eruption" laisse tout de même dubitatif quant à sa structure qui semble un peu décousue, sans parler d’une extension peut-être abusive au regard du contenu proposé. Un bémol qui n’enlève rien, ou si peu, à une suite pleine d’audaces. 


Le second album de Focus entraîne le groupe dans la cour des grands du rock progressif, la formation s’installant d’ailleurs pour quelques années comme un groupe incontournable et de haute-volée. Il symbolise également le poids, sur le long terme, des Pays-Bas dans la géographie du genre. 

Commentaires
FrancoisAR, le 28/05/2021 à 09:58
Heureux de ce retour ! Tu peux te jeter sur les quatre premiers albums du groupe. La suite est plus discutable.
FranckAR, le 28/05/2021 à 09:49
Je pense qu'on a tous entendu au moins une fois l'incroyable "Hocus Pocus". En revanche, je ne savais absolument pas qui se cachait derrière ce titre. Album très agréable (et bien plus accessible qu'ELP), un bonne découverte!
Daniel, le 23/05/2021 à 14:53
C'est effectivement un "album-jalon", avec ses délires et ses excès. j'adore la phrase qui résume toute l'oeuvre de Focus : "Eruption laisse tout de même dubitatif quant à sa structure." Je crois que l'on peut vraiment se poser la même question pour le cerveau d'Akkerman. Merci pour le souvenir !
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