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Compte-rendu de concert

The Kills


Date : 07/11/2016
Salle : Bikini (Toulouse - Ramonville)
Première partie :

Après un exercice studio très correct, le duo "VV" et "Hotel" nous montre qu'il avait surtout hâte de remonter sur scène. Et ça se voit !

Clément, le 15/11/2016
( mots)

Après la chronique partagée de Raphaëlle sur le dernier Ash & Ice de l'un des duos les plus "hype" des années 2000, nous étions curieux à la rédaction de voir ce que les Kills avaient encore à défendre sur scène. Après une vaine tentative de se rendre au concert sursaturé que le groupe a donné à l'Olympia en Octobre, c'est finalement au Bikini aux environs de Toulouse que l'auteur de ces lignes a pu construire une opinion aux couleurs de votre webzine indépendant préféré. Le verdict ? Un concert qui transpire l'amour des fans et de la scène ainsi que la confirmation du statut d'Allison Mosshart et de Jamie Hince comme figures emblématiques d'une décennie de rock. Rien que ça.

Quelle excitation d'attendre l'arrivée des Kills sur la scène du Bikini. Bien que loin d'accueillir les 10 000 spectateurs d'un Zénith, cette salle de la métropole toulousaine a construit sa réputation chez les mélomanes sur un critère de choix : un son du feu de Dieu. C'est donc une double première fois pour votre serviteur (salle et groupe) et comprenez que je tente ici de vous communiquer un brin de mon enthousiasme. Mais avant il faudra démarrer la soirée avec un autre duo faisant office de première partie.

Officiant sous le nom de scène GEoRGiA, les deux jeunes femmes munies de claviers et d'une batterie nous livre un son électronique, aux percussions marquées après une mise en scène d'intro réussie. La performance vocale est tout particulièrement à souligner étant donné que cette dernière est effectuée par la batteuse en titre, qui a le mérite de nous faire profiter de rythmiques intéressantes et d'un son de batterie fabuleux. Sa partenaire, plus timide,  nous sert des samples intéressants et des mélodies ayant parfois de faux airs de Breton. Le public semble relativement convaincu mais la recette commence vite à s'épuiser et la structure des morceaux paraît redondante. Finalement, c'est une bonne introduction à la soirée et il sera certainement intéressant de surveiller les prochaines sorties du duo si leur style vous correspond.

Alors que la scène se met en place, le public (qui manifeste son impatience à plusieurs reprises) attendra tout de même près de 45 minutes avant de voir Hince et Mosshart débarquer sous les projecteurs du Bikini.  La scène est agencée plutôt simplement. Au fond, une toile représentant volcans et palmiers nous rappelle la thématique du dernier né Ash & Ice. La traditionnelle boîte à rythme du groupe fait ici office d'intro jusqu'à ce que le batteur la rejoigne suivi de la guitare de Jamie Hince. Ce sont les premières notes de "Heart of a Dog" qui rugissent avant d'être rejoins par la voix si caractéristique d'Allison Mosshart. Peu de groupes peuvent se targuer de bénéficier d'une voix aussi sensuelle et rock à la fois. D'ailleurs, le fait que la belle nourrisse les fantasmes de son public masculin n'est un secret pour personne. Difficile de détourner son regard de la chanteuse qui dégage une énergie et un charisme rare, si ce n'est pour observer son acolyte faire rugir sa guitare de manière explosive après les refrains du morceau.

Alors que le titre en question se clôture, on entend les tonalités téléphoniques caractéristiques du morceau "U.R.A. Fever", chanson marquante de l'album Midnight Boom sorti en 2008, qui déclenchent alors les ovations du public.  Cependant, on observe peu de mouvement au sein de l'audience qui se montre davantage contemplative et se contente de manifester sincèrement son contentement à la fin de chaque morceau (comme un lundi). Et c'est là que l'on peut voir tout le talent et la finesse du duo qui ne perd aucunement son énergie durant la totalité du set et nous fait tout de même profiter d'un concert explosif.

En vérité, les deux comparses semblent prendre un plaisir monstre et sincère à se déchaîner sur scène et ça se sent. Le son est clairement aux petits oignons ce soir et la cohésion des deux complices fait passer l'exercice difficile du live en duo pour un jeu d'enfants. Car si jusqu'à maintenant je n'avais jamais été convaincu par ce type de formation en concert (Black Keys, Ting Tings...) je ne peux pas en dire autant de la performance de ce soir. Allison hypnotise avec sa voix et son déhanché à réveiller la libido d'un centenaire alité, et Jamie captive avec ses pas de danse amusants et ses solos de guitare dignes des performances de stade.  Aucune fausse note au rendez-vous et la justesse de son jeu épate lorsque l'on considère que l'absence pendant 5 ans du duo est également due à la rééducation du guitariste dont la main a été écrasée par une portière de voiture. Alors qu'il pensait que sa carrière était terminée, il a finalement appris à jouer différemment et visiblement avec succès. Ce dernier, après un passage particulièrement technique du morceau "Baby Says" finit d'ailleurs par lever le poing au ciel alors que nous pouvons lire un "yes" sur ses lèvres. On partage son enthousiasme.

Mais au delà du jeu scénique, c'est toute la construction du set qui respire l'intelligence. La setlist est savamment orchestrée pour contenter les fans de chaque album tout en mettant à l'honneur leur dernière progéniture, et en jonglant entre rock gras et brut et quelques balades bien interprétées. A ce titre, "Black Balloon" est un franc succès après une introduction originale composée d'un extrait de discours radio féminin et le fameux clapping que miss Mosshart effectue avec un grand sourire sur les lèvres. "Echo Home" nous transporte également avec brio grâce au mariage parfait des deux voix. Quant aux passages brut et gras, on pourra mentionner "Impossible Tracks" dont le rendu live est jouissif, ou encore "Tape Song" durant lequel nous aurons la chance d'observer un pas de danse latéral particulièrement insolite de Jamie Hince simulant une vague avec sa guitare. Pour le reste, les interactions avec le public sont présentes à bonne échelle. La chanteuse profitera d'ailleurs des paroles de "Doing it to Death" pour ordonner un "Put your hands up" au public qui s'exécute alors que le taux d'hormones dans l'air est palpable à souhait (oui car ce n'est pas comme si cette chanson parlait de jeux d'échecs). 

Et le rappel, parlons-en ! Après une interprétation d'un enchaînement "Pots & Pans" et "Monkey 23" adapté au live et tout simplement grandiose (de quoi relever le niveau après un "Whirling Eye" qui ne sonne vraiment pas mieux en live que sur CD), le groupe quitte la scène et se fait désirer avant de procéder au traditionnel rappel. Celui-ci sera particulièrement généreux avec cinq morceaux interprétés. Notamment un solo acoustique réussi d'Allison Mosshart sur "That Love" durant lequel le public se plie à tous les clichés en allumant les briquets en l'air et en agitant les bras au rythme du morceau. Mais bien que digne des films hollywoodiens, rien n'était à retirer de ce moment privilégié à la fin duquel le 2ème Kill est tout de même arrivé en sifflant pour ambiancer le public et introduire "Siberian Nights", probablement LA perle à retenir de l'essai Ash & Ice.

 

Finalement, "Your Love is a Deserter" ravira les fans de la première heure dans une interprétation live absolument mémorable, suivie d'un "Future Starts Slow" à l'introduction diablement efficace et un "Sour Cherry" qui finira de nous achever ironiquement sur les paroles "Go home it's over". Le public est rassasié et applaudit de toutes ses forces le duo qui effectue un salut théâtral avec ses musiciens à l'image du spectacle qui vient de se dérouler devant nos yeux.

La salle du Bikini se vide et on observe sur les visages de chacun que la semaine commence bien... très bien même. A l'heure où le groupe clôture sa tournée, il semble insensé de vous dire de foncer acheter vos billets pour leur prochaine représentation. Mais s'ils se retrouvent à l'affiche de votre festival préféré cet été, considérez cela comme un argument de taille. The Kills est un duo à voir et revoir sur scène, qui maîtrise l'exercice du live à la perfection. VV, Hotel, bravo.

Les grands moments : "Impossible Tracks", "Doing it to Death", "Tape Song", "Pots & Pans/Monkey 23", "Siberian Nights", "Your Love is a Deserter"...

Les flops : "Whirling Eye" mais ça n'a rien à voir avec l'interprétation du groupe. La faute aux "Oh oh oh" répétitifs du morceau et des guitares qui crachent sans grande cohérence dans la construction même du titre qui est juste plutôt mauvais.

 

Commentaires
Jordan, le 19/01/2017 à 18:50
Il faut rendre grâce au Bikini pour le son fantastique. Je les y ai vus en tournée de l'album précédent et le concert avait été parfait. Je les ai revus cette année à Berlin et résultat un son vraiment mauvais, trop fort, la chanteuse presque inaudible par rapport à la guitare. Autant la prestation scénique était top, autant le son m'a fortement déçu... ah, que Toulouse me manque...
Clément, le 18/11/2016 à 09:59
Y aura peut-être des sessions de rattrapage sur les festivals cet été, qui sait...
Raphaelle, le 15/11/2016 à 18:35
Vraiment trop triste d'avoir raté leur passage à l'Olympia.. Ça m'apprendra à m'y prendre trop tard !
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