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Compte-rendu de concert

The Doors (Ray Manzarek et Robbie Krieger)


Date : 04/07/2012
Salle : La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand)
Première partie :
Christine, le 09/07/2012
( mots)

Soirée  exceptionnelle à La Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand mercredi 4 juillet : Ray Manzarek,  Robbie Krieger et leurs complices ont ressuscité les Doors le temps d'un concert impressionnant et émouvant. 

Le billet était  dans la poche dès l’annonce du concert,mais j'avoue m'être préparée à une éventuelle déception…Ce n’est plus vraiment les Doors…The Doors of The 21th century ? The Riders on the Storm ? Ray Manzarek et ses 73 balais, des chanteurs qui se cherchent, Densmore qui dénonce le détournement de l’héritage des Doors….
Mais la soirée fut tout simplement grandiose, un pur moment de bonheur pour les 1500 personnes présentes.

Jim Yamouridis, pour la première partie, folksinger grec à la voix caverneuse, chansons et guitares  en mode mineur m’a vite lassé.
Je regarde dans la salle : la moyenne d’âge doit tourner autour de la cinquantaine bien frappée, les t-shirts à l’effigie de Jim Morrison sont ressortis des armoires. Les conversations tournent autour des souvenirs de concerts lointains…"Lou Reed ? oui je l’ai vu, à l’époque avec le Velvet."
Pas de doute, c’est très  Old School ce soir, le public sera exigeant.

La Carmina Burana
annonce l'arrivée de la bande de Ray Manzarek et de Robbie Krieger. Un peu théâtral, comme entrée, mais le sourire débonnaire de nos deux lascars et le salut plein de promesse qu’ils lancent au public me rassure bien vite, le cœur s’accélère, l’estomac se noue, j’ai devant moi deux monuments du rock des 70’s, deux membres d’un groupe mythique, le fantôme d'un troisième, et cerise sur le gâteau, c’est Dave Brock qui assure la partie chant. Le membre fondateur et pivot d’Hawkwind,  songwriter, multi-instrumentiste, celui qui a l’habitude de déclamer du Michaël Moorcock ou d’écrire avec le poète Robert Calvert abandonne ce soir les light show  du space-rock pour endosser la peau du Roi Lézard. La silhouette vue des gradins est ressemblante, tout de noir vêtu….
Les trois frontmen sont accompagnés à la batterie de Ty Dennis, membre du Robbie Krieger Band, et du discret bassiste Phil Chen. Ce ne sera donc pas Manzarek qui assurera cette partie sur son clavier ! Chen a rejoint le duo Manzarek/Krieger après avoir suivi Rod Stewart, Jeff Beck, Clapton ….

Avec "Roadhouse Blues" en apéritif, ce sont les grands standards des Doors qui sont au menu. De façon magistrale, et comme « à l’époque », les morceaux s’étirent pour laisser place à des soli, des impros, les musiciens nous ont littéralement transporté 40 ans en arrière.
Ray Manzarek, petites lunettes sur le nez,  en papy malicieux, complice avec son compère ne cesse de sourire et de blaguer que pour mieux se perdre dans la quintessence des sons qu’il fait naître de son clavier.
Robbie Krieger, impérial et se régalant visiblement  se permet quelques pas chassés en grattant sa guitare. Il s’offrira un petit moment de solitude pour un flamenco précurseur de "Spanish Caravan".
Les échanges et les rires avec le public sont nombreux, ils sont à l’aise, nos anciens « écorchés », la sagesse sans doute.

Dave Brock prend  des poses, joue avec le pied du micro, alterne tambourin et maracas, mais  ne cherche pas à singer  Jim Morrison. Il n’est pas torturé et possédé comme lui, n’a pas son côté animal, chamanique mais sa voix est belle, grave, rauque quand il le faut. Il prend sa place et chante…comme Dave Brock, et "LA Woman" verra poindre son côté sauvage .

Les meilleurs moments ? Un "Soul Kitchen" d'anthologie, la voix de Brock qui résonne, les changements d’intensité, le rythme saccadé de la basse, et les envolées instrumentales de Robbie Krieger et Ray Manzarek. Le sensuel  "When the Music's Over" en hommage à Jim Morrison, régulièrement évoqué pendant la soirée.
"LA Woman" tiendra les 10mn, donnant l’occasion à chaque musicien de s’éclater.

Volutes de clavier, nuages de guitares, pluie…"Riders on the Storm" est accueilli par les hurlements de joie du public, qui bien sûr, reprend les paroles. L'interprétation est sublime, et puissante, donnant la part belle au clavier, je plane au dessus de la salle .

Des bémol s'il faut en trouver : un "Break on Throug"h au démarrage un peu poussif,au refrain trop pop, trop enrobé dans le clavier de Manzarek, mais sauvé par le jeu entre ce dernier et le chanteur pendant le pont. Et "Touch Me", peut être juste un  peu affadi par l'absence de la section cuivre présente en studio ....

Un dernier titre à la fin du rappel, sous forme de devinette  "This song was number one during  the summer of love, Robbie wrote this song, you know the name ? » "Light My Fire", Clermont-Ferrand !

La magie s'est arrêtée, tout le monde se retrouve dehors à la buvette, les commentaires ont l'air dythirambiques.

Et en repartant vers le parking, je me dis que quelque part, là, sur les nuages d’orages qui grondent au dessus de Clermont, tambourin à la main, c’est sûr, ce soir, Jim a dansé.

Set List
Roadhouse Blues 
Break onThrough
Strange Day
Soul Kitchen
People are strange
Alabama Song
 Riders on the storm
When the Music’s over
Touch Me
Spanish Caravan
LA Woman
Rappel :
Summer's Almost Gone
Light my Fire




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