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Critique d'album

Arctic Monkeys


Tranquility Base Hotel and Casino


(11/05/2018 - Domino - British indie - Genre : Rock)
Produit par Alex Turner, James Ford

1- Star Treatment / 2- One Point Perspective / 3- American Sports / 4- Tranquility Base Hotel & Casino / 5- Golden Trunks / 6- Four Out of Five / 7- The World's First Ever Monster Truck Front Flip / 8- Science Fiction / 9- She Looks Like Fun [Explicit] / 10- Batphone / 11- The Ultracheese
Note de 3/5
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Note de 1.5/5 pour cet album
"Hability Fake Musak and Pédalo"
Nicolas, le 17/05/2018
( mots)

“La musique lounge (de l’anglais lounge music, littéralement « musique de salon ») désigne au départ la musique jouée dans les salons des bars d'hôtels et de casinos, mais également dans les petits cabarets et les piano-bars. C'est la version « excentrique » de la easy listening. Lancée dans les années 1950-1960, elle succède à l'ère du swing des grands orchestres. Conservant le côté doux, sirupeux, « ambiance » de la easy listening, la lounge intègre un côté expérimentation, mêlant instruments exotiques, futuristes et nouvelles technologies (stéréo notamment). Elle est un des symboles du style de vie kitsch des années 1960.” Définition Wikipedia paresseusement recopiée, et il n’y a ici rien à ajouter ni à retirer : Tranquility Base Hotel and Casino est un album de musique lounge dans tout ce que le genre a de plus caractéristique, de plus caricatural, de plus fade et de plus mièvre. Une espèce de pot pourri entre Frank Sinatra, Lana Del Rey et Serge Gainsbourg. Une enfilade de guimauves, des tartes à la crème qui se succèdent avec indolence du début à la fin, sans procurer ni frisson, ni excitation. En bref et pour faire court, un disque de musique d’ascenseur. Or c’est aussi un album des Arctic Monkeys, et ça pose quand-même problème.


Ça pose problème, parce qu’en gros tout le monde voudrait nous faire croire que hé bé non, en fait, Tranquility Base n’est pas si mal que ça, et que mieux, c’est un bon disque, voire un grand disque. Il faut dire que les Monkeys ont parfaitement su gérer l’attente qu’ils suscitaient ainsi que la publicité entourant la naissance de leur petit dernier. Une promo mystérieuse, des annonces distillées au compte goutte, un artwork intriguant, et surtout, surtout, aucun single chargé d’appâter le chaland, stratagème tout à la fois languissant et fûté, puisque la surprise à la découverte de l’album et de son virage stylistique a été totale, un peu comme quand Radiohead a balancé de but en blanc The King of Limbs sur la toile. Personne ne s’y attendait, tout le monde a été pris de cours. Pas sûr que le résultat aurait été le même avec deux-trois singles envoyés en éclaireurs, et c’est une euphémisme. Là-dessus, une fois face à cette curieuse bête, la presse spécialisée a encensé la “prise de risque” des quatre natifs de Sheffield, leur évolution, leur maturité, on a loué les qualités d’écriture d’Alex Turner, ses textes truculents - il est vrai que sur ce plan, la galette tient ses promesses -, sa voix qui lorgne désormais vers les crooners d’antan et qu’il a belle, oui madame. Des articles se sont gargarisés de décortiquer la signification des titres de chaque chanson, tandis que d’autres nous ont ressorti la sempiternelle nécessité de ne pas jeter d’emblée le disque aux orties, de lui laisser sa chance, de l’écouter, le réécouter, encore et encore, et vous verrez, oui, vous verrez, vous finirez forcément par l’aimer. Ce d’autant qu’Arctic Monkeys est maintenant une valeur sûre de la pop music contemporaine (le rock, c’est tellement galvaudé). Un groupe bien installé, une tête d’affiche incontestable en festival. Ils ont rarement déçu, leur nom est synonyme de succès, d’intégrité artistique, de renouvellement. leur dernier opus en date, AM, était vraiment parvenu à une sorte de pinacle musical, un point de ralliement presque parfait entre mélodie, son et attitude. Les Monkeys, non seulement tout le monde les aime, mais personne ne les croit capables d’un faux-pas.


Il y a plusieurs paramètres à prendre en considération quand on se frotte à ce disque, ainsi que quelques informations cruciales à bien connaître. Premier item, et Alex Turner ne s’en cache d’ailleurs même plus en interview, Tranquility Base Hotel and Casino témoigne avant tout de son incapacité totale à composer du rock. Le lad l’affirme sans fard : avec AM, il a réalisé le disque qu’il souhaitait, et il ne se sent plus capable de l’égaler et encore moins de le surpasser. D’où blocage d’écriture. Là-dessus, il s’est vu offert un piano Steinway Vertegrand pour ses trente ans, pas plus tard qu’en 2016 donc, et le voilà qui, par le biais de cet instrument, retrouve l’inspiration… mais l’inspiration que l’on sait. Turner compose des morceaux “ambitieux” et les fait écouter début 2017 à ses trois compères. Là-dessus, Jamie Cook s’avoue certes “époustouflé” par ce virage mais conseille tout de même à son chef d’envisager un album solo avec ce nouveau matériel. Problème, Alex refuse : il veut que les singes de l'arctique s’approprient cette musique. Et on voit bien là le malaise poindre : fallait-il s’opposer au frontman ou au contraire laisser couler ? Il faut bien comprendre que les Monkeys ne sont incarnés que par Alex Turner et par lui seul. Cook et O’Malley, on les changerait poste pour poste que personne n’y verrait que du feu. Certes, Matt Helders assure une certaine qualité technique derrière ses fûts et peut prétendre à briller par lui-même, mais il n’est que le fucking drummer, n’est-il pas ? Donc en gros, les types ont le choix entre refuser et prendre le risque de saborder leur groupe, ou se plier aux désidératas de leur chef. Alex Turner veut que les Monkeys fassent de la lounge pop ? Alors va pour la lounge pop. Rétrospectivement, cependant, on sent bien que Tranquility Base Hotel and Casino aurait eut toute légitimité à devenir un album solo, justement parce qu’il tourne totalement le dos au rock - qui représente, quoi qu’on en dise, l’ADN des Arctic Monkeys - et qu’il casse tous les codes érigés jusqu’ici par Turner dans sa formation. Cette nuance est importante à expliciter et se place bien en amont de la qualité réelle et intrinsèque de l’album. À l’heure où le rock - on peut désormais l’affirmer péremptoirement et sans détour - est en train de crever la gueule ouvert à petit feu, on ne peut que constater que la plupart de ses ténors se contentent à peine de maintenir l’esquif à flot (Arcade FireQueens of the Stone Age, Foo Fighters, At the Drive-In, Royal Blood, Billy Corgan, Noel Gallagher, aux dernières productions poussives) tandis que Jack White s’agite dans tous les sens sur le pont principal en faisant littéralement n’importe quoi (Boarding House Reach, pathétique). Les Arctic Monkeys, eux, ont carrément quitté le navire, d’ailleurs c’est bien simple : si ce n’était en raison de leur nom et de leur discographie, ce LP6 aurait été passé sous silence sur Albumrock car il ne rentre pas DU TOUT dans la ligne éditoriale de notre site bien aimé. Donc oui, quelque part, il y a de quoi grincer des dents.


Mais ça va plus loin. Puisqu’il nous faut critiquer ce disque, on s’excusera d’abord auprès de notre lectorat de ne rien y connaître en pop lounge, comme ça c’est dit : il n’y a donc ici aucun repère comparatif pour juger de sa qualité. On évacuera ensuite les influences supposées que Turner aurait puisé chez David Bowie comme on peut le lire un peu partout, déjà parce qu’il ne s’en est pas spécialement vanté - Turner, pas Bowie, hin hin -, ensuite parce qu’elles sont loin d’être évidentes, et enfin, merde, parce qu’il y en a marre de devoir s’incliner dès que le Thin White Duke est invité dans une discussion, référence voulue insurpassable par l’intelligentsia rock déjà de son vivant mais plus encore depuis qu’il est passé l’arme à gauche. N’en déplaise aux fans, il y a des types - comme bibi - qui ne peuvent pas saquer Bowie et qui n’ont jamais éprouvé le moindre frisson en écoutant l’un de ses disques - y compris l’ultra-encensé Black Star posthume qui m’a cliniquement laissé de marbre. Donc Alex Turner chante comme Bowie - ou pas -, la belle affaire. Mais Alex Turner chante surtout comme un crooner, et mince quoi, il en vraiment fait des caisses. Entendre le garçon minauder dans des articulations empesées et précieuses, en particulier sur le morceau titre, aurait de quoi flanquer une diarrhée à n’importe quel adepte d’un régime à base de riz et de patate - sans fibres ajoutées. Ce parti-pris vocal apporte déjà un supplément de sirop de rhubarbe à un disque qui, mon dieu, n’en demandait pas tant. C’est bien simple : onze titre, un seul tempo, le moral à zéro. C’est mou, c’est lent, c’est répétitif, c’est fade. C’est chiant.


Rien qu’à l’écoute de l’entame, on hésite entre un sourire goguenard, un bâillement compulsif ou une larme d’amertume tellement “Star Treatment” ne dégage RIEN qui ne nous permette de fredonner, de taper du pied, de dodeliner de la tête, vous savez, ce genre de choses qui font qu’on aime écouter de la musique. Le reste confirme le parti-pris érigé par ce titre liminaire puisque la même recette y est grosso-modo reprise partout : un piano omniprésent, un synthé qui abuse de petites notes répétitives exaspérantes, une basse qui cachetonne avec béatitude, une guitare famélique au possible - quand elle est présente -, une batterie neurasthénique (on peine à imaginer qu’un grand gaillard comme Helders se soit compromis dans ce registre), une absence criante d’airs à chanter, des refrains qui peinent à se distinguer des couplets. “One Point Perspective” s’englue dans une mélasse chicos de piano-bar pour millionaires bourrés et déprimés - et Turner qui minaude de plus belle, rhaa -, et puis, oh, il y a une coda qui a l’air sympa là… ah ben non, c’est juste le morceau suivant, “American Sport”, qui s’enchaîne sans crier gare. Alors les minutes défilent, les bâillements également - la crampe de mâchoire n’est plus très loin -, on lève un sourcil sur un enchaînement d’accords sympa-mais-sans-plus (“Tranquility…”), on le fronce en entendant des secondes voix zarbi sur un air au ras de pâquerettes (“Golden Trunk”, paraît que c’est une allégorie de Donald Trump, le check politiquement correct a bien été coché), on rigole poliment en découvrant la valsounette de service et le nom du morceau suivant (“The World’s Ever Monster Truck Front Flip”), on se dit que “Science Fiction” aurait pu être cool avec sa petite rythmique indolente, sauf qu’il ne l’est pas, on ne se pose même pas la question avec “She Looks Like Fun” et ses atours pachydermiques parce qu’à ce stade il est vraiment difficile de rester concentré sur le disque, mais le plus dur est encore à venir, parce qu’avec le duo “Batphone” - “Ultracheese”, le groupe a pondu le pire du pire : gimmick de synthé horripilant pour l’un, slow insupportable de classicisme pour l’autre. Quand “Star Treatment” revient avec la fonction repeat all, d’une, on ne s’en rend pas compte immédiatement, de deux, on se surprend encore à essayer de comprendre comment les Arctic Monkeys ont pu se fourvoyer dans une daube pareille. Dans la critique de Suck It And See, votre serviteur avait écrit : “Pour apprécier convenablement un nouveau disque des Arctic Monkeys, il faut avoir au préalable effectué le deuil du (des) précédent(s).” Sauf que là, le deuil est impossible à faire, car on ne retrouve plus rien de ce qu’on a abandonné. Qualitativement parlant, s’entend.


Les plus malins l’auront noté, on a volontairement oublié d’aborder le cas de “Four Out Of Five”, parce que oui, quand-même, ce morceau-là vaut le coup : la ligne de basse est sympathique, il y a un soupçon d’énergie, d’émotion contenue, il y a de la mélodie, un refrain. Bien sûr, passé deux minutes, le titre s’enfonce dans une fausse redondance qui trompe son monde sur des variations hasardeuses, mais le fait est là. Tranquility Base Hotel and Casino n’est pas totalement nul : il l’est presque totalement, nuance, et on est bien loin d’un disque “quatre étoiles” (c’est la méthode Coué, mon cher Alex ?). On précisera quand même s’être vraiment forcer à écouter en boucle ce disque, plusieurs dizaines de fois, avant de rendre un verdict aussi navrant. Parce que, hé hé, les Monkeys, non seulement tout le monde les aime, mais personne ne les croit capables d’un faux-pas. Sauf que le faux-pas est arrivé, et dans son genre, il est magnifique : espérons simplement qu’il ne se reproduise pas.

Avis de première écoute
Note de 2.5/5
Sans être aussi irrité que mes camarades par ce nouvel Arctic Monkeys, il faut bien avouer qu'il n'y a pas ici de quoi remuer ciel et terre. Le concept est indéniablement soigné mais le songwriting d'Alex Turner – qui n'a jamais été sensationnel, au passage – n'est pas assez solide pour rendre l'écoute mémorable. Rien de fondamentalement mauvais donc, mais pas du tout le bijou espéré. Et pourtant, j'avais détesté AM.
Avis de première écoute
Note de 1/5
Le scandale à l'état pur: sans rythme (mais où est passée la batterie?!), sans mélodie, sans charisme... Il paraît que les paroles valent le détour: on suggère dans ce cas à Alex Turner de se reconvertir dans la poésie et de se faire oublier. On a toute la discographie des AM et des LSP à disposition si besoin, merci pour nous, pas la peine de vous déranger.
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Commentaires
MB, le 01/06/2018 à 10:47
Nicolas ne semble pas apprécier le changement de direction artistique, les virages secs à 90 degrés, les expérimentations. Je suis très étonné de lire une critique aussi virulente. "Je ne connais pas la pop-lounge, ici on parle de rock et rien que de rock, mais je vais tout de même donner mon avis sur la pop-lounge, registre que je ne connais absolument pas." Pourquoi avoir choisi cet album si celui-ci ne rentre pas dans la ligne éditoriale de votre site ? Ça n'a pas de sens je trouve. Comme l'a très bien dit jojo, peu importe que le rock ait disparu, tant que le taff est bien fait.
jojo, le 29/05/2018 à 16:09
Et du coup, après une première écoute (en conditions moyennes je précise, donc à affiner), je trouve que c'est une très belle surprise, peu importe que le rock ait ici presque disparu. Il y a pas mal d'expérimentations, les morceaux se suivent mais ne se ressemblent pas. On retrouve par moments leur patte (She Looks Like Fun surtout, mais aussi certains enchaînements d'accords pop assez caractéristiques). Le disque fait également dans le classique (avec sa conclusion notamment, mais qui m'a tout de même plu). Bref, à réécouter pour savoir si je le trouve "juste" très bon ou encore mieux, mais en aucun cas un disque raté. Remplacez dans votre tête le son du piano par celui d'une guitare électrique, ça passera peut-être mieux :p (je vous trolle hein).
jojo, le 22/05/2018 à 15:34
Je ne remets pas en cause le combat contre la disparition du rock (il y en a peut-être une, je n'ai pas le recul nécessaire pour juger de cela, mais je veux bien le croire). Je ne trouve pas ce combat "snob". Je remets simplement en cause la critique du changement de style lorsque celui-ci s'éloigne du rock. On m'a répondu sur ce point et j'ai compris la/les réponse(s), pas de souci.
Tranxen, le 22/05/2018 à 11:06
Concernant l'enfermement relatif de la ligne éditoriale dans un "carcan rock", évoqué ici, quelques nuances me paraissent importantes : Il est indispensable d'envisager ce type d'article et le point de vue proposé ici à l'aune des éditos et des prises de positions régulières observables sur le site et plus particulièrement celles de Nicolas. On adhère ou pas, mais cet article est cohérent avec tous les autres. Lorsqu'on se place dans une optique de mise en valeur et de défense d'une scène rock qui se délite, qu'il faut aller chercher dans les tréfonds du net et des bars pour l'imaginer dans sa globalité, je comprends totalement que l'on puisse être déçu, voire révolté (soyons fous) à chaque nouvelle défection d'un groupe qui prend une nouvelle direction (acte qui n'est pas critiquable en soi). D'autre part, je trouve ça aberrant de voir que ceux que je considère très personnellement aujourd'hui comme l'actuel ou futur fleuron du rock français (je pense notamment à des formations comme Hoboken Division et Twin arrows que je trouve tristement sous-estimées) et international (suffit de regarder la prog' du point éphémère à Paris ou d'autres petites salles) sont malheureusement cantonnés à des salles de plus en plus (ridiculement) petites. Alors on peut considérer le fait de dénoncer ça comme snob ou insipide (on a les combats qu'on peut), mais je suis bien content qu'il y ait quelques péquins pour s'indigner que le rock disparaisse de nos festivals, de nos concerts et de nos albums. Le point de vue se défend.
jojo, le 22/05/2018 à 10:50
@Nicolas : Je n'avais pas remarqué que ce "sujet" concernait juste un chroniqueur (à savoir toi), mais après tout, heureusement que les avis de chacun divergent (et je suis sûr que l'on peut se retrouver sur d'autres disques, pas d'inquiétude). Il me semblait que ce constat concernait plutôt l'ensemble du site et non juste un chroniqueur (d'où ma remarque initiale un poil irritée), mais je n'ai jamais vraiment fait attention à cela.
afterthegoldrush, le 20/05/2018 à 22:04
Et bien, il fait parler ce nouveau disque des Singes de l'Arctique...Personnellement, j'avais senti le coup venir (et je n'en tire aucune gloire). Déjà il se la jouait crooner sur le précédent AM...et encore davantage sur la tournée TLSP que j'ai eu la chance de voir de mes propres yeux. Mais quand même, quand on voit ce qu'est devenu le gamin boutonneux de "whatever people say..."(quel disque ! au passage), la trajectoire de Turner force le respect. Je comprends que l 'on puisse s'ennuyer à l'écoute du disque. La pilule serait mieux passée si Turner l'avait sorti en solo. Mais , pour moi, il s'en sort avec les honneurs. Il faut accepter le principe d'écouter une chanson de 40minutes. Je pense que le disque gagnera un peu de crédit s'il reste unique dans leur discographie...Mais c'est vrai que s'ils en sortent 4 ou 5 identiques, on va vite déchanter, voire leur tourner le dos. Mais le gamin (plus tant que ca en fait, il a du poil au menton) a plus d'un tour dans son sac. Je pense, j'espère du moins, que l'avenir nous réservera de belles surprises. Ma note subjective : 3/5 ...Oui, je sais, je suis un mec pondéré. Bisous.
Kefran, le 20/05/2018 à 15:58
Pour ma part, je ne trouve pas que cette chronique fait état d’une fermeture d’esprit, d’autant plus que le site a toujours publié des critiques très personnelles. Certains albums ont mêmes eu droit à plusieurs chroniques pour mettre en avant les différents avis. Une mauvaise note sur Albumrock ne m’a jamais empêché d’aller écouter et d’apprécier un album. Cette différence de goûts et de ressentis entre les rédacteurs est la force de ce site. Avec le temps on peut identifier des liens avec nos propres goûts musicaux. Et clairement, quand je me connecte sur AlbumRock c’est pour avoir une actualité de la musique Rock et pas lounge. Ce qui ne m’empêche pas de suivre d’autres Webzine plus spécialisés dans d’autres genres (métal, trip-hop...). Sur ce, cette chronique m’a donné envie de jeter une oreille à ce nouveau Arctic Monkeys!
Flozik, le 19/05/2018 à 09:55
Malheureusement totalement d'accord avec Nux ???? écouté 3 fois et les 2 dernières impossible d'aller au bout sans se forcer grave.
Parisatnite, le 19/05/2018 à 08:41
Je viens de lire les commentaires et donc le "débat" sur l'album et sur une réception d'album en général, et je vous voulais vous remercier: Cela fait du bien de lire des développements de pensées sans insultes et bien écrit. Concernant mon avis, je rejoindrais plutôt Nicolas, je trouve cet album d'un ennui mortel. Je pense comprendre là où Turner à voulu nous emmener, mais je n'arrive pas à le suivre. Cela dit, Jojo me remet en question, moi qui m'ennuie de plus en plus dans mon petit monde Rock à attendre des albums et à m'ennuyer en les écoutant. Peut-être aurais-je fait partie des fans crachant sur Dylan lorsqu'il a "branché sa guitare" en 65, alors que Highway est finalement mythique... Peut-être vaut-il mieux se concentrer plus sur ce que veut nous transmettre l'artiste plutôt que rester sur l'attente que l'on a d'eux. Allez, je vais réécouter le nouveau White et Strokes, peut-être que changerais d'avis...
Nicolas, le 18/05/2018 à 17:17
Eh bien ça doit être moi le problème, tout simplement. C'est moi qui n'ai pas aimé Comedown Machine, c'est moi qui n'ait pas aimé Boarding House Reach (et je ne parle même pas de Julian Casa en solo). Et j'aime beaucoup Radiohead. Et c'est moi qui n'arrête pas de dire que le rock est en train de mourir. Mais ce n'est que mon avis à moi, celui de Nicolas. Je suis navré que nous n'ayons pas aimé ni détesté les mêmes disques, mais c'est sans doute tout simplement que nous n'avons pas la même façon d'écouter de la musique et que nous n'aimons pas les mêmes choses / les mêmes genres / les mêmes groupes. Auquel cas, ne te sens vraiment pas obligé de tenir compte de chacune de mes critiques. Ce ne sont que mes opinions, avec ma subjectivité, tout simplement. Je ne prétends pas détenir la vérité, j'essaie simplement de livrer ma vision telle que je la ressens avec mon bagage musical. Ni plus ni moins. Par ailleurs je ne crois pas que la rédaction soit unanime, ni sur les Monkeys, ni sur Jack White. Valentin a plutôt aimé Boarding House Reach, et Clément m'a dit qu'il avait lui aussi trouvé Tranquility Base assez sympa. Donc voilà...
jojo, le 18/05/2018 à 16:46
Pour clarifier mon propos et par souci d'honnêteté intellectuelle, je n'ai pas encore écouté l'album, même pas le single, car mon propos portait sur le fait de descendre une musique car celle-ci ne correspond pas à l'idée qu'on se fait de ce que doit être la musique. Par exemple, j'ai remarqué que dans plusieurs de vos chroniques, vous reprochez à certains artistes d'avoir oublié de faire des chansons, sans refrain identifiable (notamment) (d'ailleurs, c'est le cas sur cette chronique). Mais, juste, pourquoi reprocher à un morceau de ne pas être suffisamment accrocheur ? Depuis quand est-ce un défaut au juste ? A titre personnel, j'apprécie tout autant une chanson "efficace" (+ énergique) que moins accessible d'emblée, si tant est qu'il y a de la recherche musicale derrière, et que la chanson ne lasse pas au bout de quelques écoutes. Si j'étais resté sur cet aspect "je n'aime que les chansons efficaces", jamais je n'aurais pu aimer autant Radiohead (par exemple) qu'aujourd'hui (c'est d'ailleurs un peu l'exception qui confirme la règle chez vous car ce groupe est encensé dans vos colonnes). Et pour défendre des albums que vous avez "détruits" ici, je parlerais du Comedown Machine des Strokes ou du Tyranny de Casablancas. Ces albums sont monstrueux et d'une inventivité folle, et s'avèrent délicieux une fois apprivoisés. Mais ici dans vos colonnes, ça ne passe pas car c'est trop "foutraque". Idem pour le dernier Jack White, qui, sans me transcender, m'a tout de même plus au moins autant que les précédents, efficaces mais presque trop classiques. Ici, c'était presque sûr qu'il n'allait pas vraiment plaire. Ce ne sont que quelques exemples, mais j'ai le sentiment que c'est quasiment systématique ce dézingage de ce qui sort du "carcan rock", ou de la "chanson". Je vous rejoins néanmoins quand vous critiquez la fadeur ou l'aspect "putassier" de certains morceaux, comme le Bast*rds de Machine Head qui est une honte sans nom (et qui pourtant s'apparente à une chanson clairement identifiable pour le coup). Bref, je m'étends en exemples mais je voulais simplement partager ce sentiment sur cette chronique qui est similaire à celle que vous faîtes de nombreux albums qui "tournent le dos au rock". Peut-être que je n'aimerais pas non plus cet album tout comme vous qui sait ? Mon propos était plus global.
Raphaelle, le 18/05/2018 à 16:25
On est peut-être un peu snob à la rédac, mais là il faut appeler les choses par leur nom: cet album est une catastrophe de bout en bout. Il n'y a pas une once d'énergie, juste un pseudo crooner qui récite ses textes d'une voix pâteuse, toute la section rythmique est sous valium, ça tape sur les nerfs, c'est tout simplement horripilant.
jojo, le 18/05/2018 à 11:34
Tu as tout à fait le droit de ne pas aimer, et il est même sain d'indiquer que c'est un style de musique que tu ne connais pas bien et/ou que tu n'apprécies pas forcément de base. J'ai simplement remarqué que ce genre de chroniques étaient omniprésentes sur ce site, et je veux bien faire semblant de croire au fait que 95% des artistes se plantent lorsqu'ils changent de style, mais j'ai plutôt tendance à me dire qu'il doit plutôt s'agir dans de nombreux cas d'une inadéquation entre le nouveau type de musique proposé et le panel de goûts de la personne qui chronique le disque. (cette remarque est valable pour l'ensemble du site, pas forcément cette chronique en particulier)
Nicolas, le 18/05/2018 à 10:41
Il me semble pourtant avoir essayé de scinder ma critique en deux parties : d'une part expliquer que ce disque n'est pas un album de rock, et par la même insister sur le fait que je n'étais pas forcément le mieux à même de juger de la qualité du disque en question vis-à-vis des standards du genre, étant moi-même totalement béotien en lounge pop. Mais indépendemment de ça, je trouve cet album mauvais, et peu importe son style en fin de compte. C'est mon ressenti, hérité de ma culture. Après on peut bien m'expliquer que ce disque est un chef-d'oeuvre de lounge pop, auquel cas je m'inclinerai, et encore une fois j'imagine que d'autres personnes appréciant ce style sont bien plus à même que moi de juger cet album. Mais au bout d'un moment il faut arrêter de tourner autour du pot. Je connais très bien la discographie des Monkeys ainsi que celle des Last Shadow Puppets, que j'apprécie plus ou moins selon les opus en question, et là je n'ai pas aimé du tout et j'explique pourquoi. Je ne vois vraiment pas quel mal il y a à ça...
jojo, le 18/05/2018 à 09:53
Il y a un truc particulièrement énervant sur ce site (que j'aime pourtant consulter régulièrement), c'est la fermeture d'esprit, a priori, d'une bonne part de ses chroniqueurs dès lors que des artistes catalogués comme rock décident de changer de cap à un moment de leur carrière. Comme si le rock se devait d'être LA musique ultime, et que le reste ne serait que foutaises. Franchement, je suis guitariste et chanteur depuis de très nombreuses années, et mes genres de prédilection sont le rock et le metal. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut se détourner des autres genres, et enfoncer un artiste dès qu'il tente de s'éloigner de son carcan d'origine. Cela ne veut pas dire non plus qu'un changement de style est forcément réussi. Mais cette critique m'énerve car on a l'impression que l'auteur descend avant tout le style et non la qualité propre du disque. Et ce n'est pas la seule critique sur ce site qui va dans ce sens, j'en ai lu des dizaines et des dizaines.
PGN, le 17/05/2018 à 23:29
Pas grand chose à redire sur la chronique, le constat est un peu le même pour moi quoique je sois sans doute moins amer. Par contre, par rapport aux remarques (de plus en plus fréquentes sur le site forcément) concernant la mort du rock, son déclin en terme de popularité, de quantité et de qualité, je peux pas m'empêcher de tiquer en voyant que tous les groupes cités comme exemples sont représentants d'un rock très old-school, et qui l'était déjà à l'époque de leur sortie. La seule exception c'est At the drive-in, qui d'ailleurs est loin d'être une tête d'affiche, et comme c'est un groupe de post-hardcore j'imagine qu'on peut aller chercher les représentants mainstream du rock un peu ailleurs que ce périmètre trop restreint non ? Alors évidemment le constat est souvent le même (Linkin Park, Thirty Seconds to Mars, Green Day peut-être, Franz Ferdinand, Muse) mais je trouve ça intrigant comme façon de juger le rock bref je sais pas si ce commentaire sert à quelque chose, mais vu que Tranquillity base était mon seul espoir pour la résurrection du rock dans les années 2010 autant en discuter j'imagine
Chtilud, le 16/05/2018 à 19:03
Quelle déception !!!!! Où est le rock ????? Sans guitare ? Vous faites pitié !!!! Content de ne pas avoir réussi à obtenir des places pour les concerts au zénith de Paris !!! Et pourtant je suis fan de la première heure !!!
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