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Critique d'album

Stone Temple Pilots


Stone Temple Pilots


(23/03/2018 - - Grunge - Genre : Rock)
Produit par

Note de /5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Laissez le cadavre de Scott Weiland tranquille"
Erwan, le 28/03/2018
( mots)

En crise, le rock se réfugie depuis plusieurs années dans un bouillon de revival et exhume confortablement les recettes de ses glorieux fondateurs pour accrocher l’oreille de son public nostalgique et frileux face à ses quelques rares expérimentations. Et si l’on est tenté de blâmer les jeunes groupes de leur manque d’audace et de personnalité, il serait fâcheux d’oublier que les labels eux-mêmes poussent dans ce sens et qu’il n’est pas rare de voir les quelques nouvelles têtes qui apportent un vent de fraîcheur avec leurs premières productions devenir des ersatz d’eux-mêmes après avoir rejoint une grande maison (n’est-ce pas Nuclear Blast).


Mais en ce qui concerne les Stone Temple Pilots, il sera difficile de ne pas mettre le groupe devant ses responsabilités tant il semble avoir tout fait pour faire de son retour une triste parodie de ses belles années. Retour que personne n’attendait d’ailleurs, tant la possibilité de voir le groupe de San Diego produire quelque chose de correct sans son regretté toxicomane de chanteur Scott Weiland paraît absurde. On oublie pourtant trop souvent qu’à la conclusion d’une carrière en dent de scie, Stone Temple Pilots reste sur un EP extrêmement intéressant en compagnie de Chester Bennington, qui caressait son grunge des origines d’une façon plus calme et intime sans pour autant l’édulcorer.


Alors pourquoi en parler, de ce Stone Temple Pilots auquel personne n’a voulu donner de nom, si bien qu’on est obligé de l’appeler par le nom du groupe, ce qui permet à votre serviteur de placer l’une de ses expressions préférées : album éponyme ? Pas pour la qualité de ses compositions. Les nouveaux titres écrits par les frères DeLeo n’ont du rock alternatif acéré d’antan que l’odeur sans le goût, le son saturé mais pas acéré. Le choix d’avoir rempli certains titres d’arpèges bien trop timides n’est en rien aidé par un mixage plus que moyen, qui a au moins le mérite de laisser couler les lignes de basses inspirées de Robert DeLeo. Dommage qu’il faille en contrepartie se passer de la batterie, qui en cherchant sans doute un son 90’s, prouve morceau après morceau son insignifiance.


Le vrai problème de ce disque éponyme porte un nom : Jeff Gutt. Jeune homme sans doute sympathique dont le fait d’armes le plus célèbre aujourd’hui reste une reprise de "Hallelujah" de Leonard Cohen lors de son audition pour l’émission américaine X-Factor. Malheureusement pour lui, les images touchantes de son fils dans ses bras diffusées avant son audition ne suffisent pas à le faire gagner, et le jeune homme est éliminé lors de la seconde manche de l’émission. Obstiné, Jeff Gutt se représente l’année suivante, montrant qu’on peut être capable de chanter "Creep" de Radiohead d’une façon étonnamment convaincante après avoir massacré "I Don’t Want To Miss A Thing" d’Aerosmith. Jeff Gutt termine finalement second de l’édition 2013.


 



 


Jeff Gutt a tous les défauts d’un chanteur de télé-crochet, et cette vidéo de sa reprise de "Hallelujah" suffit à s’en rendre compte. Dans la veine de tous ces chanteurs à voix, le bougre force pour placer d’improbables vocalises et intonations qui ne sont pas propices à créer de l’empathie. Pour la jouer intime, il mange le micro. Et finit par hurler pour la jouer costaud, sans aucune demi-mesure entre temps.


Pourtant, Jeff Gutt est aussi un homme d’expérience, qui avant X-Factor a tenté sa chance avec de nombreux groupes. Mais ici, avec les Stone Temple Pilots, c’est surtout son manque de personnalité qu’il étale au fil de l’écoute. Le nouveau chanteur des Stone Temple Pilots s’enferme à chaque titre dans une pâle imitation vocale de Scott Weiland qui va jusqu’à troubler tant la ressemblance est parfois frappante. Est-ce vraiment un problème alors, que le nouveau chanteur d’un groupe évolue dans le même registre que leur ancien vocaliste iconique ? Pas sur le papier. Mais cette ressemblance si grande rend l’écoute sincèrement malsaine tant elle pousse à nous faire nous souvenir que quand même, c’était bien les Stone Temple Pilots de Scott Weiland.


Et cela pose question pour la suite. Pourquoi, après avoir osé un featuring intéressant avec Chester Bennington, les Stone Temple Pilots décident de s’enfermer à ce point dans l’autoréférence, en démontrant de plus qu’ils ne parviennent plus à écrire des titres aussi puissants qu’auparavant ? Tout n’est pourtant pas à jeter dans ce disque qui reste une production moyenne de rock alternatif US. Si l’on fait l’effort de mettre de côté cette espèce d’Œdipe musical, un titre comme "Meadow" a tout pour faire danser les jeunes adultes à la recherche de leurs plaisirs adolescents, et le refrain de "Roll Me Under" a quand même une sacrée patate. Pourtant ne subsiste qu’une envie à la sortie de l’écoute : se retaper Purple en boucle. Retourner dans le passé, finalement. Condamné à y rester, jusqu’à ce qu’une nouvelle vague de rock créatif vienne nous en sortir.

Commentaires
Afgkmpufdd6789005, le 11/05/2018 à 14:26
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