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Critique d'album

Emilie Simon


The Big Machine


(21/09/2009 - Barclay - Electro-pop - Genre : Autres)
Produit par

1- Rainbow / 2- Dreamland / 3- Nothing to do with you / 4- Chinatown / 5- Ballad of the big Machine / 6- The Cycle / 7- Closer / 8- The Devil at my Door / 9- Rocket to the Moon / 10- Fools like us / 11- The way I see you / 12- This is your World
Note de 2/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Des mélodies admirables noyées dans un meli-melo décevant. Emilie, où es tu ?"
Laura, le 19/10/2009
( mots)

Emilie Simon, qu’on se le dise, n’est pas n’importe quelle petite midinette en quête d’aventures musicales aléatoires. Rien n’est laissé au hasard : parents dans la musique, DEA de musicologie, recherches à l’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique). Il suffit d’ajouter à cela un peu de bon goût, une certaine sensibilité, une voix de sucre, une facilité à mélanger les sons et à créer des rythmes entraînants, ainsi que (mais nous y reviendrons après) de bonnes influences, il faut l’avouer, et on obtient un vrai tank dans sur le champ de bataille de l’industrie musicale. Que Barclay a eu bien raison de rallier à sa cause. Car le premier album éponyme d’Emilie, aussi délicat que délicieusement électro-pop, fut une vraie tuerie. Son originalité à la Bjork lui grave sur le front le statut de jeune femme brillante, bizarre et mystérieuse.

Tout cela s’accentue avec la BO de La Marche de l’Empereur, où on associe cette fois à Emilie Simon une sympathie extravagante pour les synthés, les bruits, les instruments et les sons étranges. La jeune femme crée son propre univers, clairement inspiré par Bjork, mais rehaussé de ses propres envies. Loin de verser dans le trip "monde imaginaire de princesse à paillettes" comme la facilité aurait pu l’y mener, Emilie invente une terre verte et vivante, concrêtisée par son excellentissime troisième album Vegetal. Ses chansons, bourrées de sensibilité, de poésie, de violence et de profondeur, et ornées de sons innovants et très bien mêlés, confirment son statut attribué plus haut. Plutôt à raison, de fait.
Alors bien entendu, il était absolument logique, évident, normal, de s’attendre à un méga-album, avec The big Machine.

Finalement, la surprise relève plus du choc. Sortez vos mouchoirs dès maintenant : la Emilie Simon de Vegetal n’est pas au rendez-vous.

Crevons l’abcès dès maintenant : Kate Bush, Kate Bush, Kate Bush. Voilà, c’est dit. Le problème de cet album est que l’influence première d’Emilie ressemble plutôt à une caricature grotesque. La chanteuse singe jusqu’aux moindres recoins les manières vocales de Kate Bush. C’est frappant, ça crève les oreilles, il est impossible de le renier. On est quand même éloigné du style vocal doux mais puissant qu’Emilie avait adopté pour ses premiers albums. Ici, on frise le ridicule : cela ne lui va pas, c’est faux, forcé, et ce n'est pas faute au chant en anglais, très bien intégré sur les autres albums. On pleure sur "Chinatown", dont l’intro électro est absolument extraordinaire, qui aurait pu être merveilleuse si Emilie Simon ne s’essayait pas à ces horreurs vocales sur le refrain. Sur "Nothing to do with you", c’est moins grave, car la chanson en elle-même casse les oreilles également et relève plus de la fanfare électro que d’autre chose. Il n’y a qu’à entendre la chanteuse répeter "Nothing to do with you" pour avoir envie de se taper la tête dans le mur en se passant un petit coup de Végétal pour retrouver la face.

"Dreamland" est beaucoup plus acceptable. Premier single de l’album, la chanson est peut-être l’une des moins Kate-Bushienne. Ballade électro quelque peu sombre, c’est plus lourd que ce à quoi nous étions habitués, mais c’est toutefois agréable. "Rainbow", qui nous crie ses accents asiatiques en pleine figure pour ouvrir l’album, l’est un peu moins. Le refrain est terriblement entraînant et bien calibré, malgré une voix trop aigue par moment, comme sur toutes les pistes de l’album à vrai dire.

The big Machine n’est qu’une suite de chanson à moitié réussies. Leur point commun est cela dit de nous donner envie de conseiller à la jeune femme de cesser de s’égosiller ainsi. Au mieux, on sauve le refrain ou parfois même toute la partie instrumentale, au pire, juste l’intro. "The Cycle" est de ce fait plutôt bonne, les sons asiatiques ancrés de manière efficace, mais le tout est un peu lourd. Idem pour les influences japonaises de "The Way I see you", qui est instrumentalement parfaite, tout comme "This is your World" (faut-il répéter ce qui vient tout gâcher ?).

Sur le début de "Fools like us", ô bonheur ! on croit retrouver la véritable Emilie Simon, sur ce chant en français doux et mélodieux. Où étais-tu Emilie ? Nous t’avons cherchée dans les 12 pistes de The Big Machine, mais nous n’avons retrouvé que des bouts de toi.

Ce n’est que parler dans le vide : Emilie ne réapparaîtra pas dans cet album. Quel gâchis, quel formatage, quelle envie d’en faire trop. Certes un artiste n’est pas qu’une voix, mais celle d’Emilie a toujours été une partie non négligeable de ses compositions. Quel dommage, The Big Machine s’annonçait pourtant si bon, et il l'aurait peut-être été s’il était resté dans la lignée des précédents albums de la belle. Inutile de singer une vedette pour en devenir une, et il est possible de se renouveler tout en gardant son essence. Même en étalant son parcours musical impressionnant, Emilie ne parviendra pas à justifier ce revirement aussi étrange que les sons qu’elle utilise, et pourquoi elle a fait de son nouvel album une vraie Busherie. On ne peut pas non plus lui prêter l’excuse de l’inexperience ou de l’absence de talent. Alors que s’est-il passé ?

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Commentaires
Oriane, le 19/07/2017 à 00:37
Je te trouve très dur(e) et même incorrect(e) dans cette critique, construite principalement sur de la vanne gratuite : pour moi, la création n'est pas une interdiction à citer ses comparses, ici même nous pourrions dire que c'est un hommage à Bush, et quand bien même, Emilie Simon a quand même le droit de composer comme elle l'entend. Est-ce qu'on doit flinguer tous les musiciens qui font clin d'oeil à des références ? Tous le font. Ca n'a aucun sens de démonter une oeuvre avec cet argu. D'autant qu'ici, excepté la voix, ce n'est pas Kate Bush. Tu devrais peut-être écouter mieux Bush afin de voir que de toute évidence, les univers ne sont pas les mêmes, et les allusions encore moins (folklorique chez Bush qu'on ne retrouve en rien chez Simon, grave plus électro rock). C'est un album qui pour moi a du peps et des touches de couleurs intéressantes. Il se réveille un peu, contrairement à Végétal qui est un très bon album, mais pas non plus un chef d'oeuvre. The Big Machine est frais, même si je te rejoins, très criard.
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