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Critique d'album

Marilyn Manson


Eat Me, Drink Me


(04/06/2007 - Universal - Metal industriel - Genre : Hard / Métal)
Produit par Marilyn Manson, Tim Sköld

1- If I Was Your Vampire / 2- Putting Holes in Happiness / 3- Red Carpet Grave / 4- They Said That Hell's Not Hot / 5- Just a Car Crash Away / 6- Heart-Shaped Glasses / 7- Evidence / 8- Are You the Rabbit? / 9- Mutilation Is the Most Sincere Form of Flattery / 10- You and Me and the Devil Makes 3 / 11- Eat Me, Drink Me
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Des airs de romantisme macabre pour ce septième album du Révérend. "
Jerome, le 06/08/2007
( mots)

Véritable furoncle d'une Amérique puritaine et soit-disant bien pensante, Marilyn Manson fait aujourd'hui bel et bien partie des dernières Rock Stars charismatiques encore en course. Responsable désigné de tous les maux d'une société sombrant un peu plus chaque jour, leader d'une jeunesse à la dérive, exhibitionniste notoire et égorgeur de poussins... On en finirait presque par oublier que derrière le clown gothique se cache l'homme. Avec ses doutes, ses craintes, ses envies et ses souffrances. Que derrière l'Antéchrist, Mercury ou Omega s'est toujours caché, dissimulé derrière le maquillage, Brian Warner. Car à bien regarder la pochette de ce Eat Me, Drink Me, nul doute qu'il n'y a pas à chercher bien loin ce concept cher aux yeux du Révérend. On tombe les masques sur un fond de romantisme forcément noir. Et plutôt que de revenir sur les raisons de cette mise en avant de son alter ego, contentons-nous juste de savoir si le Marilyn qui doute vaut (musicalement) mieux qu'un Manson qui mord...

Imparable, la lente complainte "If I Was Your Vampire" ouvre le bal en annonçant d'emblée la couleur. Intimiste, torturée, funèbre. La voix de Manson déchire les entrailles alors qu'une batterie assourdissante empêche de reprendre son souffle. La plongée dans l'ambiance de ce septième album est rapide, brutale, succulente... Et sans aucune issue visible, le Révérend nous entraîne de force dans les méandres de son esprit torturé. Peu importe si l'ensemble de son auditoire l'attendait sur un autre versant de colline. Peu importe si tout le monde s'impatientait de le voir à nouveau cracher à la gueule du gouvernement et mettre de grands coups de rangers dans des culs ecclésiastiques. Brian Warner en a gros sur la patate et autant que cela se sache.

Maîtrisant l'art du riff ravageur à la perfection ("Putting Holes In Happiness"), Tim Sköld se charge de donner la réplique en injectant de bonnes grosses doses de solos ravageurs directement dans les veines de l'auditeur ("They Said That Hell's Not Hot", "Are You The Rabbit?"), le plongeant dans une débauche sonore et plaintive jusque là rarement exploitée par Manson. Tout comme ce penchant pour les mélodies d'une grande finesse ("Evidence"). Voix d'outre tombe pour ambiance mortuaire ("You And Me And The Devil Makes 3"), Manson fait étal de son amour cannibale sur fond d’un rock racé et décadent. Comme le limite Stoogien "Mutilation Is The Most Sincere Form Of Flattery". Mais Eat Me, Drink Me ne serait pas si imposant sans son single "Heart Shaped Glasses". D'une simplicité déconcertante et d'une accroche sans faille, le titre tombe comme une évidence. Addictif dès les premières écoutes, pas de doute que Manson tient entre ses griffes le tube pop gothique par excellence.

Pour peu que l'on fasse abstraction de la blague du remix de fin d'album portant si bien l'adjectif d'inhuman, ce Eat Me, Drink Me se révèle être un disque de glam-pop des plus honorables. Pas suffisamment poussé pour se hisser au rang des albums incontournables, mais loin d'être inaudible. Du Manson égal à lui-même, réinventant son univers en même temps que son maquillage à chaque livraison. Du Manson comme on l'aime. Juste un peu plus humain et un peu plus accessible que d'habitude.

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Commentaires
pUBLICATION, le 11/08/2019 à 11:51
Après un excellent « The Golden Age of Grotesque »,ce Eat Me,Drink Me m’a beaucoup déçu.Je trouve que c’est le moins bon des albums de Manson.Heureusement qu’il aura (selon moi)redressé la barre avec The High end of Low.
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