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Critique d'album

Metallica


Garage Inc.


(23/11/1998 - Elektra - Thrash/heavy metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par Bob Rock, James Hetfield, Lars Ulrich, Mark Whitaker

1- Free Speech for the Dumb / 2- It's Electric / 3- Sabbra Cadabra / 4- Turn the Page / 5- Die, Die My Darling / 6- Loverman / 7- Mercyful Fate / 8- Astronomy / 9- Whiskey in the Jar / 10- Tuesday's Gone / 11- The More I See / 1- Helpless / 2- The Small Hours / 3- The Wait / 4- Crash Course in Brain Surgery / 5- Last Caress/Green Hell / 6- Am I Evil? / 7- Blitzkrieg / 8- Breadfan / 9- The Prince / 10- Stone Cold Crazy / 11- So What? / 12- Killing Time / 13- Overkill / 14- Damage Case / 15- Stone Dead Forever / 16- Too Late Too Late
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un double album de covers : le parfait bilan du Metallica des années 90"
Maxime, le 19/03/2006
( mots)

Violemment contesté suite au diptyque Load / Reload qui leur avait valu la désaffection de nombreux fans, Metallica ne pouvait que retourner là. Au garage. Lieu mythique censé représenter les débuts insouciants des formations rock, le garage reste cet espace magique qui porte en lui une notion que tant de groupes glorifient à longueur d’interview : l’authenticité. Ils vous conteront, l’œil embué et la gorge tremblante, ces temps bénis où ados, ils massacraient des standards de Led Zeppelin sur leurs amplis 10 watts, rêvant à des stades bourrés et des groupies peu farouches. Maudit Temps, qu’as-tu fais de ma jeunesse ? Pour les Four Horsemen, cette double galette remplie jusqu’à ras bord fait office de médicament double effet : aux anciens fans, perturbés par leurs récents exploits discographiques, elle assure que le combo sait toujours quelles sont ses racines. Aux nouveaux, elle fait office de piqûre de rappel, compilant des reprises de groupes figurant au panthéon perso de la bande à Hetfield. Rappelons qu’en 1987, le groupe s’était fendu d’un EP devenu rapidement culte, Garage Days Revisited, dans lequel il s’essayait sur quelques titres de Budgie, Diamond Head ou The Misfits.

Cet EP est remasterisé sur le second disque, inclus dans un coffret qui compte désormais 27 titres. 27 reprises metallicaïsées, et autant d’indices pour dessiner les contours des influences majeures de ce combo mythique. Le premier CD propose 10 reprises inédites, complétée par une jam acoustique ("Tuesday’s Gone" de Lynyrd Skynyrd) livrée pour la radio en compagnie de certains membres d’Alice in Chains, de Primus et de Corrosion of Conformity. La seconde galette réunit quant à elle des covers apparues sur différentes faces B et autres compilations. Disque 1 : les jours présents. Disque 2 : le passé. C’est tout à fait limpide. On peut reprocher beaucoup de choses à Metallica, mais pas de négliger ses fans. L’ensemble est très complet, y compris le packaging, soigné, avec son copieux livret qui rend hommage aux groupes cités. Avec ses clins d’œil attendus et ses reprises étonnantes, Garage, inc. se livre avec bonheur aux joies de l’exégèse. Rapide autopsie de la bête.

Commençons par le deuxième CD qui fait office d’anthologie. On retrouve quelques covers qui sont presque devenus des classiques de Metallica, tant ils ont été joués de manière récurrente en concert. "So What", de The Anti-Nowhere Leage, avec son flot de paroles ordurières et sa rythmique punk absolument jouissive, magnifiée par la voix rauque d’Hetfield, décoince les audiences les plus amorphes, le hard rock pneumatique de Budgie remplit à merveille sa fonction avec "Breadfan", quant à "Last Caress" de The Misfits, il a longtemps constitué une intro de set parfaitement incendiaire. Très logiquement, le tracklisting est massivement dominée par les tenants de la NWOBHM, Diamond Head en tête ("Hepless", "The Prince" et ce putain d’"I Am Evil ?"), puis suivent des groupes plus ou moins obscurs : Blitzkrieg (avec le titre éponyme), Holocaust ("The Small Hours"), Sweet Savage ("Killing Time"). Noms horribles, solos interminables mais riffs irrésistibles, bienvenue dans les tréfonds du metal. Autre composante dominante, le punk métallisé propre à Discharge ("The More I See"), The Misfits et bien entendu, Motörhead qui se taille la part du lion avec 4 titres, un peu décevants dans leur facture, car Hetfield tente piteusement d’imiter le chant de Lemmy Kilmister. Face à ces deux écrasantes majorités, une poignée d’outsiders subsistent (Queen avec "Stone Cold Crasy" et Killing Joke avec "The Wait"), mais écrasés par le traitement de choc des Four Horsemen, ils font peu entendre leur différence. Metallica exhibe ainsi de manière franche les principaux ingrédients de son impitoyable formule. À la NWOBHM, il emprunte la technicité de jeu, les structures complexes et les riffs suraigus, du punk métallique il en exhume l’énergie et les tempos frénétiques. Tous les Kill’em All et Master of Puppets viennent de là.

Le combo de San Francisco ayant pris une nouvelle direction musicale avec les années 90, c’est décidément le premier disque qui intrigue le plus. Partagé entre les emprunts assez conventionnels qui prédominent ("Astronomy" Blue Öyster Cult, "It’s Electric" Diamond Head, "Free Speech For The Dumb" Discharge, "Die Die My Darling" The Misfits", "Whiskey In The Jar" Thin Lizzy) et reprises étonnantes. Ainsi, Metallica s’offre du Nick Cave le temps d’un "Loverman" venimeux tout en retenue/explosion, se paye une tranche de country sudiste, braillant avec quelques potes un "Tuesday’s Gone" aussi désopilant qu’entraînant et se fend même d’un standard de Bob Seger (qui ?) tout à fait réussi ("Turn The Page"). Paradoxalement, c’est presque là où on les attendait le moins que les Four Horsemen excellent le plus, car leurs covers plus metal déçoivent quelque peu comparées à leur galops exposés sur le second CD. Certes, la production de Bob Rock reste impériale, mais l’illusion ne fait pas long feu : les guitares lourdes et la basse bourdonnante cachent avec difficulté un groupe qui manque un peu de peps, se contentant de booster des titres qu’ils auraient autrefois atomisé. Pour autant, la sélection des titres fait preuve de courage et montre que les petits gars connaissent bien leur sujet. Enfin un groupe qui, pour rendre hommage comme il se doit à Black Sabbath, ne se contente pas de reprendre "Paranoid" mais opte pour un titre plus confidentiel tout aussi exemplaire ("Sabbra Cadabra"). Et les marginaux ont droit à leur quart d’heure de gloire : Mercyful fate se voit honoré d’un medley de presque douze minute qui laissera sur le carreau les non initiés.

Portrait vérité de quatre musiciens et de quatre passionnés de musique, Garage, inc glorifie la fin des années 70 et les années 80, conchiant les années 90, les grandes absentes. Metallica ne se soucie pas d’être dans le coup. La génération Korn ne lui parle pas, même s’ils apprécient des formations comme Alice in Chains ou Corrosion of Conformity (ces derniers étant de véritables disciples revendiqués). C’est tout de même dommage qu’ils n’aient pas voulu se frotter à ces sonorités. Dommage également qu’une reprise de Tom Waits et d’Iron Maiden ("Prowler") soit restée dans les tiroirs. On brûle de savoir ce que cette dernière rencontre entre deux anciens concurrents aurait pu donner. Bien entendu, on chipote un peu là, car Garage, inc reste une compilation sérieuse et ambitieuse, jetant un regard sans condescendance sur le Metallica des années 90. Le grand coup de ménage avant une renaissance en 2003 avec un nouvel album et un nouveau son. Cette période fut-elle si funeste maintenant que l’on connaît St Anger ? Le débat n’a pas fini d’être ouvert.

Commentaires
beef, le 17/03/2017 à 13:59
Metallica: j'adore cet album, en boucle chez moi même si cela fait trop de bruit; mon plus petit gars de 6 ans danse la dessus.Metallica, c'est un groupe trés pro et qui ne se la pète pas trop à part des fois Lars le communiquant mais il a coeur de dire à quel point il aime son groupe et Hard-Rock'n heavy punk
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