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Critique d'album

The Melvins


The Bulls & The Bees


(13/03/2012 - Scion A/V - Melvins - Genre : Rock)
Produit par

1- The War On Wisdom / 2- We Are Doomed / 3- Friends Before Larry / 4- A Really Long Wait / 5- National Hamster
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"The Bulls & The Bees ou "De l’art d’être efficace dans la concision"."
Geoffroy, le 30/03/2012
( mots)

A mon humble avis, la sortie d’un disque des Melvins se fête. Il est vrai que le duo Osborne & Crover enfante les productions depuis vingt ans et des poussières comme copulent les bonobos pour résoudre les conflits, permettant à ceux qui n'avaient pas aimé le dernier en date de se réconcillier avec le suivant. Le couple le plus fertile de l'histoire du rock ? Possible, même si les gosses font parfois peur à voir.
 
Cependant, 2011 n’avait vu offrir au parterre fidèle de fans que des témoignages live de très bonne qualité certes mais qui donnaient envie de fraîcheur. Pour ma part c’est mon premier petit nouveau, ma relation avec ce groupe remontant à de ça un an, jour béni où j’ai décidé de passer le cap à la nouvelle de leur ex-futur passage au Hellfest. Ce qui est sur c’est que je n’ai pas chômé depuis. Ayant dévoré une dizaine de leurs albums jusqu’à les connaître sur le bout le plus nerveux du canal auditif, j’attendais donc avec impatience l’arrivée de sang neuf de Seattle, ou d’où qu’ils soient maintenant. 

Je suis plutôt du genre à déterrer les reliques du passé plutôt que m’émerveiller sur le nouveau né d’untel, ai besoin de recul pour apprécier pleinement quelque chose et admets m’être parfois trompé la surprise usée - c’est grave docteur ? - car beaucoup de disques ne tiennent effectivement pas la longueur passé le plaisir initial de la découverte et de la curiosité. 


The Bulls & The Bees tourne en boucle. Facile de penser que juste parce qu’il s’agit des Melvins il serait plus simple de le canonner que de le critiquer. Après tout, bien que je ne nourris pas d’angoisse à apprécier la formation en quatuor - mon Dieu, les avez-vous vus en concert ? - je lui reproche cependant des albums à l’intensité dégressive depuis le monstrueux (a) Senile Animal, remontant à 2006. Ce dernier EP ne déroge pas à mon sentiment. "The War on Wisdom" tape dans le typique morceau fédérateur qui ouvre chaque album du monstre à deux têtes depuis "The Talking Horse": riffs détonants et évolutifs, envolées vocales lyriques noyées dans le chorus et final explosif qui fout tout le monde d’accord du simple fait qu’il est difficile de reprendre son souffle sous ces assauts sauvages. A première vue, rien à redire, les harmonies vocales se bonifient de manière savoureuse avec le temps, la prod’ n’a jamais autant mis en valeur la fusion de ces deux groupes devenus une seule et même entité, la personnalité de Big Business ayant très vite pris une place considérable dans la composition. Et surtout ça balance !

Alors où se trouve la faute ? où viser pour jeter la pierre ? je ne fais pas la fine bouche, j’aime bien ce disque. Il foisonne de pures idées, de mélodies imparables et de plaisir immédiat: "We Are Doomed" et son riff irrésistible qui sombre dans des profondeurs pesantes, dérangeantes - la cloche de fin et son écho - et le chant de Buzz, détaché et incantatoire, annonceur de mauvais présage…  

Mais je sais ce qui m’attire encore chez les Melvins, ce côté imprévisible que je ne retrouve pas ici tant je savais à quoi m’attendre avec The Bulls & The Bees. Si on excepte la double perle ambiante aux chœurs vaporeux "Friends Before Larry / A Really Long Wait" qui fait carrément le pied de nez à ma chronique, Crover et Osborne s’aventurent dans un terrain sans la moindre embûche pour sa quatrième production avec Coady Willis et Jarred Warren, une formule qui fait carrément son effet et ravira le monde sous ses coups de butoir tordus, dans un son ample et chaleureux et ses petites subtilités qui font mouche. Il rate peut être le coche niveau fraîcheur et inventivité, mais le fait est établi que les Melvins resteront toujours largement au-dessus de la barre question musique de barges qui envoie du chêne.


Alors pour finir, attendons. Attendons Freak Puke en juin pour découvrir les merveilles que peuvent receler ce Melvins Lite et les fameux apparats électro acoustiques d’un trio avec Trevor Dunn, et dans la patience de l’attente, puisqu’il ne faut jamais bouder le plaisir facile, il est certain que The Bulls & The Bees va continuer de tourner en boucle un petit moment encore et que leur date parisienne du 26 mai prochain aura un intérêt plus que certain à le défendre en live.         

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Très bon album
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Culte
Critique d'album

The Melvins


Freak Puke


Album de la semaine

Pearl Jam


Gigaton


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Si tout le monde connaît l’adage “qui aime bien châtie bien”, il semblerait que certains fans aient du mal à laisser leur formation fétiche se faire vertement critiquer, quand bien même elle n’aurait à l’évidence pas réellement cherché à se surpasser. Qu’on ne s’y trompe pas : Pearl Jam est un grand groupe, l’un des meilleurs à avoir émergé durant la décennie 90, une formation techniquement solide, artistiquement intègre et qui peut de surcroît compter sur un chanteur d’exception, mais un groupe qui a eu un peu trop tendance à vivre sur ses acquis durant les vingt dernières années. D’aucuns auront pu se contenter des corrects Lightning BoltBackspacerRiot Act et autre PJ (on peut même y ajouter un ou deux disques au passage) tandis que d’autres auront conspué le quintette de Seattle pour son évidente paresse. Rétrospectivement, et à l’écoute de ce Gigaton assez inespéré, ces derniers n’avaient pas tort, même si l’horizon Ten - Vs - Vitalogy paraît encore bien loin.

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