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The Jim Jones Revue
Burning Your House Down
Produit par
1- Dishonest John / 2- High Horse / 3- Foghorn / 4- Big Len / 5- Premeditated / 6- Burning Your House Down / 7- Shoot First / 8- Elemental / 9- Killin' Spree / 10- Righteous Wrong / 11- Stop The People


Jim Jones et sa revue sont de retour ! Suite à un premier album unanimement salué et après avoir tenté de sauver nos âmes par l'intermède d'un recueil de singles, ces pyromanes d'un rock'n'roll en lambeaux reviennent purifier nos conduits auditifs de toutes les impuretés que d'autres voudraient nous imposer. Leur nouveau mélange ne sera hélas pas servi dans toutes les stations mais avec eux le plein de sens primaires et de viscères sonores est assuré. Ici encore, la voix hors norme de Jim Jones n'est plus à qualifier mais pour ceux qui ont encore besoin de références on peut tout de même citer un large éventail allant de John Fogerty à Lemmy en passant par Bill Hurley et Screamin' Jay Hawkins, entre autres... A ses côtés le piano d'Elliot Mortimer est plus que jamais en souffrance alors que la basse de Gavin Jay devient définitivement hard et grasse. Seule grande différence, les nouveaux brûlots qui vont titiller vos urgences ont des airs et des riffs plus heavy que ceux entendus jusqu'ici de la part de cette dévastatrice bande d'incendiaires.
Leur dernier méfait, exécuté en 32 minutes et 11 morceaux, a également une production un poil plus léchée grâce à l'entremise de Jim Sclavunos, par ailleurs batteur des Bad Seeds et de Grinderman. S'il a sensiblement délesté le groupe des effets de leur ami larsen, la note globale est toujours la même : une cadence infernale soutenue par des partitions qui flirtent avec le diable. D'emblée le son vintage digne d'un Jerry Lee Lewis ("High Horse") fleure l'antienne mais le revival avance dans le temps et devient mid-seventies avec "Big Len" et "Premeditated", où le chant comme la musique balancent entre Dr Feelgood et Aerosmith (époque Rocks). Une nouvelle version de "Burning Your House Down" (comme "Elemental" ce titre était déjà présent sur Here to Save Your Soul) et la fin de leur forfait s'adonnent à quelques moments de blues bien rythmés que les Blues Brothers ou The Inmates n'auraient pas reniés. "Killin' Spree", la chanson la plus extravagante, avec des chœurs de cinglés et un solo de basse totalement poisseux, ainsi que "Righteous Wrong", la plus longue et diversifiée, bonifient encore un peu plus l'ensemble de l'album.
"Stop the People" a beau sonner le glas de Burning Your House Down, toute résistance a été vaine, l'embarquement a une nouvelle fois été immédiat et le voyage tourmenté. Si pendant son écoute vous n'avez pas eu envie, pour le moins, de vous tortiller et de gueuler de concert avec ces maîtres de cérémonie c'est que vous avez irrémédiablement des réticences avec l'essence même du Rock'n'Roll. Dans ce cas, vous passerez vite votre chemin et n'y reviendrez pas ! Pour tous les autres, en complément vital, The Jim Jones Revue s'affichera tôt ou tard sur une scène pas très loin de chez vous pour y mettre le feu et un boucan d'enfer afin d'authentifier que le Rock'n'Roll d'hier fait encore date aujourd'hui !