
Plini
An Unnameable Desire
Produit par
1- Dorénavant / 2- An Unnameable Desire / 3- Ciel / 4- Canyon / 5- Now & Then / 6- Manala / 7- Vespertine / 8- Ruin / 9- After Everything / 10- The Time Will Pass Anyway


Adoubé il y a une décennie maintenant par ses pairs, à l'instar d'un certain Steve Vai qui avait vu en lui rien de moins que "l'avenir de la guitare", Plini livre en 2026 un troisième LP nourri par un processus créatif qu’il décrit comme plus libre et ludique. Au cœur de cette nouvelle livraison, son style de jeu caractéristique et riche d’influences plurielles du jazz-rock au métal progressif lui permet toujours de jeter des ponts entre les styles musicaux avec une facilité déconcertante. Un collage musical dont on retrouve d’ailleurs une très belle représentation sur la pochette signée Patti Bai.
Toujours accompagné par une section rythmique impressionnante, l’album est enrichi par la participation de très nombreux musiciens invités qui officient aux claviers, aux cordes (violon, violoncelle), mais également au saxophone et à la flûte. Cette diversité permet de mettre au premier plan la recherche d’un équilibre dans la composition et d’éviter la surcharge auditive et l’hypercompression que ne manque pas de provoquer la seule recherche de la virtuosité guitaristique. Après la courte entame toute en réverbération, le titre éponyme est ainsi révélateur de cet espace laissé à l’ensemble de l’instrumentation avec une guitare qui s’intègre de manière très harmonieuse dans la mélodie d’ensemble.
Toujours à la recherche de nouveaux horizons sonores, Plini n’hésite pas à surprendre avec le rayonnant "After Everything" et sa base électro agrémenté d’un interlude de harpe avant un final particulièrement intense. Si on connaissait déjà la proximité de Plini avec son camarade Tosin Abasi, le goût de l’Australien pour les musiques plus extrêmes est désormais parfaitement acté, à l’instar du titre "Canyon" qui évoque une nouvelle fois le djent de Animals As Leaders tandis que les blast beats brutaux en première partie de "Manala" surprendront les auditeurs adeptes d’un toucher plus aérien et délicat. Toutes ces influences sont reprises sur le titre conclusif "The Time Will Pass Anyway" qui alterne entre passages abrasifs et langueur onirique avant une dernière montée en puissance reprenant différents motifs semés tout au long de l’album, en particulier ceux de "Ciel" et de "An Unnameable Desire »".
Avec ce troisième album Plini régale ainsi une nouvelle fois les amoureux de beau jeu, proposant une musique plus mélodieuse et accessible que d'autres surdoués de sa génération, toujours colorée par une forme de chaleur et d’optimisme propre à son univers.


















