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Critique d'album

Death From Above


The Physical World


(09/09/2014 - Last Gang Records - Garage Noisy - Genre : Rock)
Produit par

1- Cheap Talk / 2- Right On, Frankenstein! / 3- Virgins / 4- Always On / 5- Crystal Ball / 6- White Is Red / 7- Trainwreck 1979 / 8- Nothin' Left / 9- Government Trash / 10- Gemini / 11- The Physical World
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Dix ans après, le duo de Toronto est toujours furieux !"
Marc, le 10/09/2014
( mots)

Sous couvert d'un nom qui ne pouvait tromper personne et d'une musique qui s'adressait directement aux instincts les plus primaires les Death From Above 1979 avaient malgré tout surpris leur monde en réalisant en 2004 un premier album cultissime : You’re a Woman, I’m a Machine. En alignant les riffs noisy punk-garage metal d'une seule basse, accouplés à une batterie tout aussi martelante que dansante, le mélange explosif fabriqué par le duo de Toronto compilait à lui seul les musiques alternatives des 90's avant l'émergence de l'électro et signait avec cet opus la fin d'une ère et le début d'une autre. Avec le recul, Death From Above 1979 symbolise encore aujourd'hui ce que le début du 21ème siècle nous a révélé de plus furieusement rock'n'roll.

Le duo ne s'est pourtant jamais réellement remis de ce début fracassant puisque DFA 1979 n'existait déjà plus en 2006. Jesse Keeler (basse/synthé) a ensuite exploré tant bien que mal son penchant électro avec MSTRKRFT, Sebastien Grainger (chant/batterie), lui, galérait en solo, avant que tous deux ne réapparaissent en 2011 pour donner un concert au Coachella. Trois ans plus tard, Death From Above 1979 revient enfin la matérialiser leur reformation avec The Physical World. Un album produit par Dave Sardy (Oasis, Nine Inch Nails ou The Black Angels...) qui a été réclamé à corps et à cris par les fans et une presse en manque de sensations fortes. Sebastien Grainger ne s'est toutefois pas prié de nous avertir : "si ce n’est pas ce à quoi vous vous attendiez. Et bien, c’est votre faute parce que vous le demandiez à répétition. Nous voulions être le AC/DC du hardcore. C'est encore un de nos objectifs."

Dix ans après le premier électrochoc reçu, DFA est-il encore capable de provoquer quelques sensations ? Lorsque l'on est toujours armé d'une seule basse et d'une batterie agrémentées épisodiquement de quelques touches de synthé les moyens semblent limités pour étonner son monde une seconde fois. Il n'y a donc pas de révolution à attendre avec cet album, même si The Physical World est plus soigné que You’re a Woman, I’m a Machine on y retrouve cependant tout ce qui a fait le sel de ce duo : des riffs dévastateurs et une rythmique à la hauteur, assénés par deux musiciens hors norme.

Si les restes électroniques de MSTRKRFT s'entendent dans la dansante "Cheap Talk", le dernier riff créé par Jesse Keeler avant la séparation du duo est remis à l'honneur dans ce morceau d'ouverture. L'éphémère crainte d'un album de dancefloor est très vite balayée par "Right On, Frankenstein", jouée à fond les ballons et lestée d'une basse hardcore stoner. La différence de style entre ces deux premiers titres est déflagrante, tout comme la suite de cet album où le duo s'amuse à jongler avec des influences musicales diversifiées et des paroles sans détours. Deep Purple est convié à flirter avec l'insouciante adolescence ("Virgins"), Springsteen et Sonic Youth semblent s'unir lors d'une ballade ("White is Red") alors que le duo s'essaie au prog-rock dans une Yes song ("Nothing Left"). Peu importe la forme, DFA est "Always On", même si cette dernière est une critique à l'encontre de la technologie d'aujourd'hui alors que la heavy metal "Government Trash" parle d'elle-même tout en laissant sortir de la basse de Jesse Keeler ses riffs les plus vertigineux et les plus speed.

Jusqu'à son titre éponyme The Physical World n'a fait que de nous renvoyer, plus ou moins, là où Death From Above 1979 nous avait laissé il y a dix ans. On pouvait déjà s'en contenter mais ce dernier morceau surprend dès son introduction avec un arpège de synthé sous-jacent à la montée brutale d'un riff symphonique et épique enveloppé d'une couche de heavy metal. Une nouvelle dimension est ici atteinte, un peu comme si Muse avait méchamment bien tourné. "The Physical World" nous laisse donc songeur. Cette comparaison jamais suspectée est-elle la dernière piste que le duo va s'empresser d'explorer à l'avenir ? A suivre dès le prochain album, dans moins de dix ans on l'espère. Toujours est-il qu'avec cet opus Death From Above 1979 est bel et bien ressuscité et comble à nouveau nos plus bas instincts mélodiques et métalliques.

Note de 4/5
Retour gagnant pour les deux canadiens. De la fougue, du son, une rythmique haletante, de vraies chansons. Un incontournable de cette rentrée.
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